Le monstre du Loch Ness (1933)

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Le Loch Ness est un lac d'eau douce s'étendant sur 42 km.

McKay (1933)

Le 14 avril 1933 M. et Mme Mackay roulent le long du Loch Ness, partis de Inverness pour rentrer chez eux à Drumnadrochit, lorsque Mme Mackay remarque une perturbation dans le lac qu'elle prend d'abord pour des canards en train de se chamailler. Cependant, en regardant de plus près, elle s'aperçoit que ce qu'elle voit au milieu du lac est une grande bête roulant et plongeant dans l'eau, provoquant ainsi une grande perturbation.

L'observation est rapportée à Alex Campbell, un local game keeper et journaliste pour le Inverness Courier Campbell déclarera avoir vu le monstre en pas moins de 18 occasions. L'histoire est publiée dans le paperon le 2 mai.

Gray (1933)

La photographie de Gray
Photographie de Gray

Le 12 novembre, Hugh Gray, un chirurgien londonien en vacances dans le coin, rentre de l'église en marchant près de l'endroit où la rivière Foyers rejoint le lac, lorsqu'il voit à 500 ou 800 m un objet de dimensions considerables s'élever hors des eaux calmes du loch, jusqu'à une hauteur estimée à 3 pieds environ. Il se saisit immédiatement de son appareil photo prêt à l'emploi et prend une série de 5 photos avant que le loch se redevienne calme.

Gray pense cependant que ce qu'il a photographié n'est qu'anecdotique et la pellicule reste dans son appareil durant les 3 semaines qui suivent, jusqu'à ce que son frère la fasse développer mais 1 seule des images ressort.

Intéressé, le Daily Mail de Londres publie la photo. 4 techniciens de la firme Kodak, à qui une analyse est demandée, déclarent n'y déceler aucun trucage.

La photo de Gray modifiée pour étayer la thèse d'un labrador en train de nager
La photo de Gray modifiée pour étayer la thèse d'un labrador en train de nager

Bien que Gray indique ne pas savoir ce qu'il a bien pu photographier, diverses personnes y vont de leurs interprétations. Le docteur Maurice Burton, zoologue, pense qu'il s'agit d'une loutre en train de plonger, alors que F. W. Holiday, un écrivain bien connu sur le milieu de la pêche, pense qu'il s'agit d'une sorte de vert marin géant. Certains avançent aussi que le flou de sa photographie cache en fait le cliché plus banal de son golden labrador en train de nager.

Wetherell

"Duke" Wheterell examinant les empreintes sur la berge avant que des moulages de plâtre soient pris et envoyés au British Museum
Wheterell examinant les empreintes sur la berge avant que des moulages de plâtre soient pris et envoyés au British Museum

Le journal envoie alors une équipe mener son enquête, dirigée par Marmaduke Arundel Wetherell Acteur, producteur de film, chasseur de "gros gibier" auto-proclamé qui arrive au loch le 18 décembre et recrute un bateau pour chercher la bête. Il pense utilise utiliser ses talents de pisteur pour chasser le monstre dans son repaire. Des rapports journaliers paraissent. Le Monstre du Loch Ness est un fait, pas une légende, titre le journal le 21 décembre. De fait, au bout de 2 jours au Loch, Wetherell déclare avoir trouvé des empreintes sur la berge du loch. Des moulages de plâtre sont réalisés et envoyés au British Museum d'histoire naturelle pour être examinés. Les empreintes sont découvertes avoir été faites par la patte gauche d'un hippopotame empaillé (en fait transformé en porte-parapluies) David Martin et Alistair Boyd, Nessie - The Surgeon's Photograph. Le Daily Mail congédie alors Wetherall, et laisse tomber l'histoire. C'est un Wetherell plus qu'irrité qui en janvier 1934 part d'Ecosse pour rentrer chez lui, à Twickenham.

Wilson (1934)

La photo de Wilson
Photographie de Gray

Le 1er avril Un jour propice aux plaisanteries de tous genre, le jour de la "chasse au coucou", équivalent écossais du "fool's day" britannique 1934, le colonel Robert Kenneth Wilson Egalement appelé "docteur" Wilson ou le "chirurgien" parce qu'il a une activité médicale de gynécologue près de Harley Street roule avec une "amie" Une femme mariée avec qui il a une liaison en direction du nord vers Inverness, à 2 miles environ de Invermoriston. A un moment celle-ci remarque quelque chose dans l'eau et s'écrit : Mon dieu, c'est le monstre ! Wilson prend alors une photographie. Sans affirmer qu'il s'agissait de "Nessie", il indique qu'il s'agit d'un animal qu'il n'a pu identifier.

Marmaduke Wetherell meurt dans les années 1950s. Wilson dans en Australie en 1969.

2ème photo de wilson
2ème photo de wilson

En décembre 1975, Ian Wetherell (63 ans), le fils Marmaduke, publie sous forme de journal intime dans le Sunday Telegraph l'histoire suivante : lui et son père ont une fois fabriqué une photo du monstre du Loch Ness. L'article ne mentionne pas laquelle ni même Wilson, mais nomme Maurice Chambers comme co-conspirateur.

En 1994, David Martin, un zoologue du Loch Ness et du projet scientifique Morar, et Alastair Boyd, un collègue chercheur, découvrent l'interview. Malheureusement, lorsqu'ils se rendent au pub tenu par Ian, ils apprennent qu'il est mort. Ils retrouvent toutefois Christian Spurling, le beau-fils de "Duke" Wetherell, qui vit sur la côte sud et à la santé fragile (90 ans). Après avoir gardé le secret pendant près de 6 décennies, il donne des réponses franches aux 2 chercheurs : suite au scandale du pied d'hippopotame et la rupture avec le Daily Mail qui s'ensuivit, Duke Wetherell aurait dit : Très bien, on va leur donner leur monstre. Son fils Ian, alors âgé de 21 ans, alla acheter le matériel : un jouet de sous-marin et plusieurs pots de pâte à bois. Christian, fils d'un peintre de marine, était féru de construction de maquettes. Tout ce que j'ai eu était un message de Wetherell disant "Est-ce que tu peux me faire un monstre ?" se souvient-il. Les fils de Wetherell travaillèrent les détails ensemble. Je me suis dis, "bon, c'est un monstre, donc ça doit avoir un long cou, je suppose, se souvient Christian. Je me suis juste assis et je l'ai fait. Il a été modelé avec l'idée d'un serpent de mer. Le "monstre" pris 8 jours pour être achevé. La tête, le cou et le corps furent construits sur la tour conning par étapes à mesure que la pâte à bois se solidifiait, avec un espace pour la clé à remonter mécanique. Du fil soudé en dessous lui donnait sa stabilité. Des essais furent menus dans un étang puis, probablement en février ou mars, Ian et Duke Wetherell retournèrent au Loch Ness. Par un jour calme, le monstre fut mis à flotter dans des eaux peu profondes. C'est Ian qui prit les photographies. La suite n'est pas totalement claire. Duke Wetherell mis clairement son ami Maurice Chambers dans la confidence. Il avait cependant besoin de quelqu'un de crédible. Est-ce que Chambers connaissait quelqu'un comme çà ? Oui, Robert Wilson. Wilson aurait donc prétendu que les photos étaient de lui à la demande de Wetherell pour leur accorder de la crédibilité. Wetherell se serait ainsi vengé du Daily Mail en fournissant une autre photographie accréditant l'existence du monstre.

Edward Mountain (1934)

Une des photos résultant de la campagne de Mountain
Une des photos résultant de la campagne de Mountain

Toujours en 1934, Sir Edward Mountain organise une expédition pour traquer la bête. Il propose à des chômeurs de les payer pour rester assis au bord du lac avec des appareils photos. Une prime est offerte pour toute photo du monstre du Loch.

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