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Ribes naît le 11 août 1940 dans le 6ème arrondissement de Lyon. En 1947 il va à l'externat Sainte Marie. A 12 ans, il construit sa 1ère lunette d'après le Journal de Tintin. En 1957 il va au lycée du Parc, jusqu'en 1960 après avoir fait Math Sup - Math Spé. Il quitte alors Lyon pour entrer à l'Ecole Polytechnique de Paris, dont il sort diplômé en octobre en 1962.
Ribes entre comme chercheur au CNRS le 1er octobre 1963. Il est attaché au Service de Radioastronomie
de l'Observatoire de Paris jusqu'en 1969 et participe
à la construction du radio-télescope de Nancay. En septembre 1969
il obtient son doctorat d'Etat es Sciences, puis entre au Département
de radiophysique du CSIRO à Sydney (Australie) jusqu'en 1971,
où il revient à l'Observatoire de
Paris. Entretemps il a co-écrit un 1er livre sur la possibilité d'existence et de visites extraterrestres Ribes, J.-C. & Biraud, François: Le dossier des civilisations extraterrestres, J'ai Lu, 1970, Poche.
Ribes s'intéresse à l'affaire Crowhurst, et critique aux côtés de François Ribaud le travail des enquêteurs lorsqu'ils analysèrent le journal du disparu :
Il comporte le talent de ne rien dire qui soit faux, à proprement parler, mais de faire des citations tout en déformant la pensée de l'auteur, de séparer d'un contexte gênant une phrase ambiguë, d'omettre les développements ou les préambules.
En 1973, suite de la vague d'observations sur la France, Ribes est contacté par Jean-Claude Bourret pour participer à une série d'émission radiophonique sur le sujet des ovnis. Le vendredi 8 mars 1974, son interview est diffusée sur France Inter. Lorsque Bourret lui demande s'il peut retenir l'hypothèse que les ovnis puissent venir d'une autre planète, Ribes répond :
Bien sûr, on peut l'imaginer ! Si vraiment il s'agit d'objets ayant une conduite intelligente, ce qui semble ressortir d'un bon nombre de témoignages, je pense que l'explication extra-terrestre reste la plus rationnelle. Elle pose des problèmes : les distances et le temps nécessaire à un tel voyage. C'est très difficile à concevoir. En tous cas, si les ovnis existent, c'est une explication tout à fait rationnelle Bourret, J.-C.: La nouvelle vague des soucoupes volantes
, Presses Pocket 1976.
A partir de 1975 il est chargé de mission scientifique à l'INAG-INSU, puis en devient le directeur-adjoint. Il est responsable de l'astronomie et de la géophysique externe, ainsi que des questions informatiques pour l'ensemble des disciplines.
En 1986 il part diriger l'Observatoire de Lyon. En 1992 il est membre du Conseil Régional de la Recherche et de la Technologie de la Région Rhône-Alpes, jusqu'en 1995, où il quitte également la direction de l'Observatoire.
Dans un autre ouvrage Ribes, J.-C. & Monnet, Guy: La vie Extraterrestre - Communications interstellaires, colonisation de l'espace, Larousse 1990, Essentiels, Paris, Ribes avance une possibilité
pour expliquer la présence d'ovnis tout en excluant la possibilité
de voyager plus "vite" que la lumière : ceux-ci pourraient
être venus sur des sortes "d'arches stellaires" gigantesques et pourraient
être embusqués dans l'endroit le plus propice du système solaire pour
s'y cacher sans être repérés : la ceinture d'astéroïdes située entre les planètes
Mars et Jupiter. De là, il
serait ensuite aisé pour une technologie supérieure à la nôtre d'aller infester
nos cieux. La théorie est citée avec bienveillance par son ami
Jean-Jacques Vélasco, directeur
du SEPRA, dans un livre de Jean-Claude Bourret Bourret, J.-C. & Vélasco, J.-J.: Ovnis, la science avance
, Robert Laffont 1993.
Ce dernier et Ribes ont eu l'occasion de discuter du phénomène
ovni :
Vélasco, au CNES, ma raconté que lors dune de ces enquêtes, il avait eu entre les mains des photos dovni appartenant à larmée et portant la mention secret défense.
Quand il a demandé pourquoi, on lui a répondu : "Vous savez, dire quil y a des choses inexpliquées dans notre espace aérien et quon ne sait pas ce que cest, cest gênant".
Pour Ribes, le problème ovni est réel :
Il y a bien un phénomène ovni. Ça existe. Beaucoup de personnes rapportent des témoignages crédibles depuis des années, dont des militaires.
Effectivement, Ribes lui-même a l'occasion de parler aux militaires, en donnant régulièrement des conférences à lEcole de lAir :
Personne ne parle dovni naturellement. Mais quand je commence à aborder le sujet, certains racontent. Une fois, cest un général qui sest levé et qui a fait le récit dune expérience personnelle. Des lumières lavaient suivi alors quil pilotait un Mirage 4. Au sol, les radars navaient rien detecté.
Pour Ribes, si la science et lEtat ne veulent pas ouvertement parler du phénomène ovni, cest par "peur du ridicule" et non par complot. Ses propres réflexions de scientifique l'incitent à considerer l'HET comme lhypothèse la plus probable :
Des planètes qui ont connu la vie très longtemps avant nous, ont très bien pu développer la technologie pour venir ici. Aujourdhui nous savons quen mélangeant matière et anti-matière on peut développer une énergie incroyable. Et le monde scientifique a enfin admis que statistiquement, il y avait forcément de la vie ailleurs.
(...) Lorsquon se confie entre scientifiques, les plus honnêtes admettent quil y a quelque chose. Mais ils ne veulent pas perdre leur crédit et ont peur pour leur carrière.
En 1999, afin de défendre la recherche dans
ce domaine, Ribes participe à la rédaction du "rapport COMETA" COMETA: "OVNI et Défense : A quoi doit-on se préparer ?", VSD HS, 16 juillet 1999, en rédigeant une annexe sur les observations des astronomes.
Ribes habite à Montagny-sur-Grosne (71). Il est l'auteur de 18 publications
dans des revues à comité de lecture, 4 publications diverses,
et de plusieurs ouvrages de vulgarisation sur le thème de la recherche
de la vie extraterrestre qui l'ont fait connaitre auprès du public et
des médias Ribes, J.-C. & Véron, Philippe: Les comètes de l'Antiquité à l'ère spatiale,
Hachette 1979 Ribes, J.-C. & Véron, Philippe & Festou, Michel: Comètes, Mythes et réalités, Flammarion, 1985 Ribes, J.-C. & Gérard, Eric: Les comètes; collection Monde en poche,
Nathan 1986.
Le Journal de Saône et Loire, 20 Août 2001.
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