William Markowitz (docteur) (1907-1998)

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Markowitz naît le 8 février 1907 à Mlec (Autriche), sa mère étant en visite depuis sa Pologne natale. En 1910 il émigre avec sa famille à Chicago, obtenant son doctorat en astronomie de l'Université de Chicago en 1931, travaillant sous W. D. MacMillan et rédigeant sa dissertation sur les statistiques des étoiles binaires.

Observatoire Naval (1936-1966)

Après avoir enseigné au Collège d'Etat de Pennsylvanie, il rejoint l'Observatoire Naval U.S. en 1936, travaillant sous Paul Sollenberger et avec Gerald Clemence. Il passe pratiquement toute sa carrière au Département du Service du Temps, à l'exception des années 1949-1952, durant lesquelles il fait des observations visuelles d'étoiles doubles.

Un des premiers postes de Markowitz est d'opérer le Photographic Zenith Tube (PZT). En 1949, lui et Sollenberger conçoivent une version améliorée pour la nouvelle station de l'Observatoire près de Miami. La variation de latitude, déterminée avec le PZT, est l'un des intérêts principaux de Markowitz tout au long de sa carrière. L'analyse de ces données déboucha sur ses contributions à l'étude du mouvement polaire (que l'on appelera plus tard "l'oscillation Markovitz").

Département du Temps (1953-1966)

Markowitz dirige le Département de Service du Temps lors d'une période avec des demandes croissantes pour un temps plus uniforme et précis. Le "Temps Ephemeris" , basé sur le mouvement orbital de la Terre, fut proposé au début des années 1950s pour fournir une échelle de temps plus uniforme que celle basée sur la rotation de la Terre. Markowitz conçu un moyen pratique pour sa determination en inventant l'appareil photo Lunaire dual-rate portant son nom. Le 1er appareil photo de Lune Markowitz opérationnel est placé à l'Observatoire Naval en juin 1952, et 20 sont utilisés autour du monde durant l'IGY. Avec les données de ces appareils photos, Markowitz travaille avec Louis Essen au Laboratoire Physique National en Angleterre pour calibrer les horloges atomiques fraîchement développées en termes de seconde Ephemeris. La fréquence fondamentale des horloges atomiques au cesium, 9 192 631 770 Hz, qu'ils déterminent, définit la seconde internationnellement depuis 1967. A la réunion de l'Union Astronomique Internationale (IAU) à Dublin en 1955 il propose le système de UT0, UT1 et UT2 qui entrent en effet dans les mois qui suivent et le sont toujours aujourd'hui.

En tant que Directeur du Service du Temps, Markowitz est fortement engagé dans la coopération internationale sur le temps. Il participate à des expérimentations pour synchroniser le temps en utilisant des satellites artificiels et des horloges atomiques transportées dans des avions. Il sert comme Président de la Commission de l'IAU sur le temps de 1955 à 1961, et est actif dans l'Union Internationale de Géodesie et Geophysique, l'Union Géophysique Américaine, et le Comité Consultatif International pour la Définition de la Seconde.

Retraite (1966)

Après être parti en retraite de l'Observatoire Naval en 1966, Markowitz sert comme Professeur de Physique à l'Université de Marquette jusqu'en 1972. Là il rédige un article [Markowitz 1967] pour Science visant à démontrer l'impossibilité du voyage interplanétaire étant données les lois physiques telles que nous les connaissons, et déclarant que la physique du 21ème siècle rirait de nous pour avoir enquêté sur les ovnis :

On nous a rappelé (par Hynek) que la sience du 21ème siècle retournera son regard vers nous. C'est vrai. Nous mêmes regardons jettons un oeil en arrière sur des époques où les gens croyaient en l'existence des centaures, sirènes, et dragons cracheurs de feu. J'ai bien peur que la science du 21ème siècle contemplera avec émerveillement le fait que, dans une ère de science comme la nôtre, on demanda à la Force Aérienne des Etats-Unis de soutenir des études répétées sur les ovnis.

Condon le cite et déclare l'approuver en particulier sur ce point. En 1968, il fait également partie de ceux faisant pression pour faire annuler le symposium sur les ovnis de l'AAAS prévu pour décembre, avec Klass, et Menzel (rédigeant une lettre pour Science sur laquelles ils ne s'accordèrent jamais suffisamment pour l'envoyer). Dans l'éventualité d'une participation, ce dernier voit bien Markowitz parler des signalements d'atterrissages supposés.

Il est également Professeur Adjoint à l'Université Nova en Floride.

Markowitz décède à Pompano Beach (Floride) le 10 octobre 1998.

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