L'observation de Petit-Rechain (1990)

Home

Début Avril 1990 (le 4 ou 7 probablement), P. M. (20 ans), tourneur-ajusteur dans la commune de Petit-Rechain (province de Liège, Belgique), est en compagnie de son amie, Melle S., étudiante (18 ans). Il a son appareil photo (Praktika BX20 avec filtre lumières du ciel Cokin 1A sur le paramétrage du zoom). Cette dernière voit un objet dans le ciel :

J'ai vu 3 points lumineux blanc-jaune, ronds, disposés en triangle, et par la suite, j'ai distingué une autre lumière au centre. Pour moi, cette lumière était fixe et semblait de même couleur que les autres. Je n'ai pas vraiment remarqué la forme d'un triangle ; je l'ai plutôt devinée en raison de la position des feux. Je ne peux pas dire si ce phénomène était immobile ou se déplaçait. J'ai alors appelé P.

Celui-ci raconte :

Il devait être entre 21 h 30 et 23 h lorsque S., qui avait lâché le chien dans la cour, m'a appelé pour venir observer un objet bizarre dans le ciel. Lorsque je suis sorti, j'ai vu l'objet pratiquement immobile vers le Sud-Ouest, à environ 45° d'élévation. Il s'agissait de 3 feux blancs, ronds, disposés sur la surface triangulaire à peine perceptible. Au centre, il y avait un point clignotant de même couleur, ou peut-être un peu plus rouge que les autres feux.

P. M. possède une pellicule (film Kodak 200 ASA) presque terminée :

Comme le phénomène ne bougeait pratiquement pas, je suis allé prendre mon appareil photographique. Je suis ressorti et aussitôt j'ai pris 2 photos dont une seule a donné un résultat.

En effet des 2 photos (n° 35 et 36, exposition de 2 s avec focale 4), la 1ère sera bonne Non affichée sur ce site en raison des droits demandés par M. Guy Mossay, mais on ne verra pratiquement rien sur la 2ème. P. M. continue :

L'objet semblait relativement loin, assez haut dans le ciel. Je n'ai pas eu l'impression qu'il se tenait en position vraiment horizontale, car il présentait sa base inférieure face à moi. Il devait donc être en position inclinée. Il paraissait plus grand qu'un avion de tourisme ; je dirais 5 cm à bout de bras. Quand à l'altitude, il m'est impossible de l'estimer exactement : peut-être 150 m ?

L'objet s'éloigne ensuite, comme le raconte P. :

Aussitôt la 2ème photo prise, le phénomène jusqu'alors quasi-immobile s'est mis à se déplacer assez lentement, pointe en avant, en direction du zoning de Petit-Rechain (Nord). Il a disparu après quelques instants, caché par les toits des maisons. Pendant l'observation j'ai perçu un léger sifflement. Ce soir-là le ciel devait être couvert ; il ne faisait pas bon mais il ne pleuvait pas. Ce qui m'a le plus impressionné, c'était l'immobilité apparente de ce phénomène.

S., elle, ne voit pas vraiment l'objet partir, mais constate plutôt sa disparition :

Après que ce dernier (P.) ait pris les photos, le phénomène est parti d'un coup, pfffuit ! La vitesse était assez rapide et j'ai perçu un léger sifflement. Le chien n'a pas réagi anormalement. Quand l'objet s'est déplacé, il est allé vers la droite (Nord). J'avais l'impression qu'il était incliné, car il présentait son côté inférieur face à moi. Je suis incapable de dire de quelle manière il a disparu puisque, en fait, je ne l'ai pas vu se déplacer. A vrai dire, lorsque P. prenait les photos, je ne faisais plus attention. Quand j'ai regardé à nouveau, l'objet avait disparu.

Tout ceci se déroule en 5 mn environ.

Publication

P. M. montre les 2 photos avec diverses personnes de son travail, et jette la 36. Un de ses collègues, L. R., en parle à Guy Mossay, un photographe de presse, qui en achète les droits. La photo paraît dans la presse un ou deux mois après avoir été prise (N° 6 de Science et Nature). Dominique Demoulin, journaliste à RTL-TVi, voit le document à l'agence Belga et contacte la SOBEPS à ce propos.

SOBEPS et analyse

En août, l'association rend visite à P. M., et enregistre son témoignage.

En Septembre, elle demande au professeur Marc Acheroy, de l'Ecole royale militaire de Bruxelles, de procéder à une analyse informatique de la photo. Celui-ci accepte, pour tester les capacités de ses ordinateurs et programmes. Il en fait le sujet de thèse de son étudiant Peter Hendricks, qui sera intitulée Bepaling van de impulsresponsie van een optisch systeem met als doel de restauratie van gemaakte beelden. Celle-ci, bien que stipulant ne pas chercher à identifier l'objet, conclut à sa matérialité. Elle sera cependant contestée par certains enquêteurs comme Marc Hallet, ou des astrophysiciens comme Pierre Magain (de Lièges) ou R. Blomme (Observatoire de Bruxelles).

Références :

Home