1872
- Avril
- Jeudi 25 de 16 h à 23 h 30 : Les maisons du 56 et 58 Reverdy road, à Dermondsey, furent assaillies de pierres et autres missiles venant d'un coin indéterminé. 2 enfants furent blessés, chaque fenêtre des 2 maisons brisée et plusieurs articles de fourniture détruits. Bien qu'il y eut un solide corps de policiers répartis dans les environs et un cordon d'entre eux jeté autour des maisons en question peu après 8 h, ils ne purent trouvé aucune trace de la course du bombardement et ne purent découvrir aucun indice qui apporterait la moindre lumière sur le mystère. Des témoins occulaires déclarèrent que les pierres semblaient presque vivantes London Times, Dimanche 28 avril 1872 < "Mystery of the "Red Rains" in Japan", The Fresno Bee de Fresno (Californie), 11 octobre 1925.
- Mai
- En Pennsylvanie, on observe des trains fantômes sur les voies ferrées "Phantom Trains", Gazette de Janesville (Wisconsin), 20 mai 1872.
- Août
- 31 : A Rome, observation d'un bolide pendant plus de 1 h 30. Il pourrait s'agir d'une partie de l'aérolithe tombé dans la campagne romaine Flammarion, C.: Etudes et Lecture sur L'Astronomie, Tome 5, 1874, p. 143, p. 159.
- Novembre
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La Marie Céleste retrouvée abandonnée près des Açores

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24 11 h : Le Dei Gratia, un brick-goélette, fend
les eaux près des Açores lorsqu'il rencontre un navire qui semble
désemparé. La mer est calme. Il s'agit du brigantin britannique,
la Mary Celeste, qui dérive lentement, toutes voiles dehors.
Le Dei Gratia envoie une embarcation et quelques hommes, qui montent
à bord. Le navire est désert. Un malaise s'empare des nouveaux
arrivants. Du linge sèche encore sur le pont et, dans le carré,
des tasses de thé tiède sont encore disposées, prêtes
à être bues. Dans les cabines, un petit harmonium est ouvert,
avec une partition de musique sur le chevalet. Des jouets d'enfants sont dispersés
sur le plancher et, dans le bureau du capitaine, on retrouve la montre en
or de celui-ci. Sur un coussin, on devine l'empreinte de la tête d'un
petit enfant. Comme il ne manque aucune embarcation, les marins scrutent la
mer dans l'espoir de voir un corps ou une tête, surnageant, mais en
vain. Aucun autre navire ne croisait dans les parages et, pourtant, toutes
ces traces d'abandon sont récentes. Rien ne flotte. Il semble
que les cabines eussent été abandonnées en grande hâte devait déclarer plus tard le second du Dei Gratia, Oliver Deveau,
qui monta à bord de la Mary Celeste. L'équipage semble
en effet avoir fait preuve d'affolement. Les hommes ont en effet abandonné
leurs possessions personnelles, c'est-à-dire que leurs vêtements
sont restés à leur place... Rien ne manque, pas même leurs
pipes, dont l'une encore tiède et fumante, si chères pourtant
à tout marin. Le capitaine était accompagné de sa femme
et de sa fille. Une jupe à demi-ourlée est encore engagée
sur la tablette d'une machine à coudre. Il manque le chronomètre,
le sextant et les papiers de bord, y compris l'acte de nationalité.
Seul, un chat émet de légers miaulements et il n'est ni affamé
ni effrayé. La cargaison 1700 fûts d'alcool brut
n'a pas été touchée. La valeur globale du bateau et de
sa cargaison est estimée à environ 8500 £. On relève
sur la Mary Celeste des traces d'abordage avec quelque chose : des rainures provenant d'un instrument tranchant, de chaque côté et à quelques pieds de l'étrave, à une cinquantaine de
centimètres au-dessus de la flottaison, sont jugées très
récentes, et non dues à l'action du temps. On découvre
aussi une entaille profonde sur la rambarde tribord. Oliver Deveau déclara
qu'il ne se faisait aucune idée sur l'origine de cette entaille. Près
de cette entaille, on découvre sur le pont, à l'aplomb, des
tâches brunes semblant avoir été causées par du
sang. On soupçonne alors le capitaine Moorehouse, du Dei Gratia,
et son équipage, d'avoir massacré l'équipage du brigantin
afin de toucher la prime afférant à toute découverte
d'épave dérivante et de son contenu. Or, le rapport du médecin
qui effectua une analyse d'après les taches de sang demeura
dans une enveloppe scellée et ne fut révélé que
14 ans plus tard (ce qui n'empêcha pas les suspects d'être poursuivis
sur de simples présomptions). Le médecin, le docteur Patron,
déclare avoir enlevé avec un ciseau plusieurs points brun
rouge, épais de 1 mm et d'environ 1 cm de diamètre, sur
le pont et sur la rambarde. Après ces expériences négatives,
je me sens autorisé à conclure que, dans l'état actuel
de nos connaissances scientifiques, il n'y a pas de sang, ni dans les tâches
trouvées sur le pont de la Mary Celeste, ni dans celles trouvées
sur la lame de l'épée que j'ai examinée. L'origine
de ces points brun rouge n'est pas révélée.
Une épée est retrouvée, couverte de ces mêmes tâches
brunes. Dans la cabine du contremaître, sur sa table, se trouve une
ardoise où étaient inscrits la témpérature, le
temps, les notes du cadran : 24 novembre, 11 h du matin, 36° de
latitude nord, 27° de longitude ouest, beau temps. Une ligne passée,
on peut lire : Etrange, ma chère femme... Gaston, Patrice: "De formidables énigmes sur la mer", Disparition Mystérieuses, pp. 30-39.
- Décembre
- 7 1 h : A Banbury (Grande-Bretagne), à King's
Sutton un objet ressemblant à une meule de foin vole selon une trajectoire
irrégulière. Parfois à haute altitude, parfois très
bas, il est accompagné de feu et d'une fumée dense. Il produit
les mêmes effets qu'une tornade, faisant tomber les arbres et les murs,
puis disparaît soudainement Fort, C. H.: 189.
- Un navire très moderne pour l'époque, l'Iron Mountain,
long de 60 m, large de 10 m, transportant 55 passagers plus l'équipage,
s'évanouit dans le Missouri (Etats-Unis) Gaston, Patrice: "De formidables énigmes sur la mer", Disparition Mystérieuses, p. 39.