Loi religieuse d'un Islam qui ne considère pas la religion comme un aspect de la vie mais comme la vie dans son ensemble.

La codification actuelle de la loi canonique est le résultat de l'évolution de la jurisprudence appropriée et la science des racines de la jurisprudence (usul al-fiqh). Au cours de la formalisation de l'Islam, un accord fut trouvé sur l'autorité de 4 racines :

  1. le Coran dans ses portions legislatives
  2. l'exemple du Prophète tel que relaté dans le hadith
  3. le consensus des musulmans (ijma), commençant par une déclaration de Mohamed indiquant Ma nation ne peut s'entendre sur une erreur et raisonnant par analogies (qiyas).
  4. le ijtihad, une extension de la sharia pour les situations non prévues par les racines précédentes ni explicables par des analogies d'autres lois.

Ces racines permettent d'établir des codes d'action prescriptifs et de juger le comportement individuel et social d'une personne.

Le schéma de base pour l'ensemble des actions se divise en 5 divisions :

  1. obligatoire
  2. méritoire
  3. autorisé
  4. répréhensible
  5. interdit

De nombreuses écoles de jurisprudence ont émergé au cours de l'histoire de l'Islam. Aujourd'hui 4 cohabitent dans l'Islam Sunni, avec des dominances dans des domaines particuliers :

  1. Maliki (Afrique du Nord et de l'Ouest)
  2. Hanafi (Asie Turque)
  3. Shafii (Egypte, Afrique de l'Est, Asie du Sud-Est)
  4. Hanbali (Arabie Saoudite; voir Ibn Hanbal, Ahmad).

Bien que ces écoles de jurisprudence puisse varier dans certains rituels et pratiques, on les perçoit souvent comme complémentaires plutôt qu'exclusives. La jurisprudence Shiite des 12 Imams est souvent appelée Jafari.