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A l'origine, le terme meteoros (μετέωρος) désigne quelque chose qui est haut dans les airs, et regroupe donc tout phénomène intervenant dans la région sublunaire à l'exception des nuages Aristote: Meteorologica < Deliyannis, Yannis: "1615, October 26th : Paris - A sceptical point of view", Magonia Exchange, mercredi 14 novembre 2007.
Les divers phénomènes derrière ce terme sont alors réparties selons diverses catégories :
Cette catégorisation est celle qui domine dans la plupart des traités que l'on peut trouver au moins jusqu'aux environs de la moitié du 17ème siècle où des études plus systématiques permettent à certains de ces phénomènes d'être progressivement considérés de manière indépendante, comme les aurores Gassendi: 1621, les arcs-en-ciel Descartes, les comètes lorsque Tycho Brahe établit en 1577 qu'elles existent hors de l'atmosphère terrestre ou la foudre en boule.
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Cette typologie des "méteores" reste toutefois mentionnée jusqu'à la fin du 18ème siècle Pierre Bertholon: De l'électricité des météores in 1787 < Deliyannis, Yannis: "1615, October 26th : Paris - A sceptical point of view", Magonia Exchange, mercredi 14 novembre 2007 où nombre de scientifiques considèrent encore comme non fiables les témoins qui parlent de pierres tombées du ciel. Pour eux, il suffit de regarder le ciel pour voir qu'aucune pierre ne s'y trouve, et il semble plus probable que la poignée de professeurs défendant le phénomène se trompent.
Par la suite au 19ème siècle de nombreuses études sont entreprises spécifiquement sur les "météores flamboyants". Un physicien allemand cependant, Ernst F. Chladni, fort son expérience des témoignages de par son activité d'avocat, pense décèler dans les récits des témoins la description honnête d'un phénomène réel, et nouveau. En bon scientifique, cette intime conviction n'est cependant pas pour lui une fin, mais le début d'un travail concrêt sur le sujet Chladni, E. F.: Uber Feuer-Meteore, 1819, qui va faire de lui le précurseur de l'étude des météorites, avec Jean-Baptiste Biot. En 1803, après une averse exceptionnelle de météores au-dessus du village de L'Aigle (Orne), l'Académie des Sciences délégue une commission d'enquête dirigée par ce dernier. Celle-ci aboutit à une reconnaissance par la communauté scientifique admette l'origine "extra-terrestre" Au sens de provenant de l'espace pour tomber sur la Terre de ces pierres Etienne 1998.
A partir de cette date l'étude des météores se développe plus sérieusement. En 1874, Camille Flammarion note toutefois des signalements de météores étranges, car très lents. Il les appelle bradytes Flammarion, C.: Etudes et Lecture sur L'Astronomie, Tome 5, 1874, p. 143.
Aujourd'hui les météores A ne pas confondre avec les météorites, qui sont les restes de météores tombés à terre sont presque toujours assimilés à des "bolides", et plus généralement tous les petits matériaux interplanétaires uniquement visibles lorsqu'il pénètrent dans notre atmosphère, formant des traînées lumineuses (ce qu'on appelle les "étoiles filantes") en se désintègrant (en effet, à 120 km d'altitude, le frottement avec l'air les embrase). Leurs éventuels restes à terre constituent des météorites.
Il existe 2 espèces de météores : les sporadiques, qui peuvent survenir à n'importe quel moment (issus d'astéroïdes par exemple), et les essaims de météores survenant à des époques fixes de l'année. Ces essaims sont engendrés par les comètes, qui croisent régulièrement l'orbite de la Terre. En s'approchant du Soleil, la glace qu'elles contiennent s'évapore et des particules de poussière (dont le poids se chiffre habituellement en grammes) sont attirées par notre planète et se consument par frottement dans l'atmosphère. A ces époques, des pluies durent plusieurs nuits et il est possible d'apercevoir plus de 60 météorites en une heure. Les périodes où la Terre croise des zones riches en amas de débris, générant de telles observations sont (principaux ) :
| Famille de météores | maxima d'observations (à 2 jours près) |
|---|---|
| Bootides (Quadratides) | 3-4 Janvier |
| Perséides | 11-12 Août |
| Géminides | 13 Décembre |
On connaît également les léonides.
Les météores sont observés très brievement (pendant quelques secondes au plus) comme une traînée de lumière rectiligne. La plupart sont de couleur blanche ou blanc-bleu, bien que certains peuvent varier jaune rougeâtre (les plus rougeâtres entre dans l'atmosphère avec une longue traînée) au vert brillant (probablement en raison d'une ionisation d'oxygène).
De
plus gros objets donnent des phénomènes plus spectaculaires :
les bolides qui peuvent être visibles même en plein jour et apparaissent
comme une boule de feu suivie d'une traînée lumineuse, qui peut
persister bien après la disparition du météore. L'observation
de bolides peut s'accompagner d'une onde de choc et de phénomènes
audibles. Leur altitude (comme celle des météores) est élevée
et ils sont donc souvent observés par des témoins se trouvant
à des emplacements très éloignés. Certaines notifications
d'ovnis se sont révélées par la suite être dues à
de spectaculaires météores, montrant que les confusions sont assez
fréquentes.
Les plus gros bolides peuvent atteindre le sol sans être complètement désintégrés, ne causant de dégats matériels ou corporels que très rarement. On parle alors de météorite. Plus de 99 % des météorites analysées proviennent d'astéroïdes. 15 météorites lunaires et 11 météorites probablement d'origine martienne existent dans l'ensemble des collections mondiales.
On distingue les météorites:
Depuis l'avènement de l'ère spatiale, on peut aussi observer des réentrées dans l'atmosphère de satellites ou de morceaux de fusées, qui sont parfois spectaculaires.
Plusieurs projets d'observations de météores ont été mis en place :
Mavrakis/Olivier 1986 The International Meteor Organization Ayer, Frederick II: "The Prairie Network", Instrumentation pour la recherche sur les ovnis, Rapport Condon, 1969. "Les météorites", Imago Mundi
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