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Sigle de l'Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale, créé par décret constitutif du 30 Janvier 1949 pour préparer des hauts fonctionnaires, des officiers généraux ou supérieurs et des personnes particulièrement qualifiées au point de vue économique et social, à tenir les emplois les plus élevés dans les organismes chargés de la préparation et de la conduite de la guerre via des formations et études.
En 1974, est décidé de rassembler systématiquement les rapports de gendarmerie au niveau national, sous l'autorité du commandant Cochereau et du capitaine Kervandal. Des copies des rapports sont transmis au CNES. La même année, un comité de l'IHEDN, présidé par le général Blanchard de la gendarmerie fait des recommandations pour la création d'un organisme d'études des données sur les ovnis.
En 1975, après une entente entre le ministre de l'Industrie et de la Recherche et les militaires, la Gendarmerie Nationale est officiellement chargée de recueillir systématiquement tous les rapports d'observation d'ovni. Dans le milieu scientifique, Poher recueille les efforts propres à instituer un groupe officiel d'étude du phénomène ovni et soumet une proposition à la Direction Générale du CNES. L'initiative est examinée. Poher use de tout son charisme pour convaincre, et fait même jouer l'ensemble de ses relations, y compris auprès du Président de l'Assemblée Nationale de l'époque, Alain Poher. Après avoir passé des protocoles d'accord de collaboration avec la Gendarmerie Nationale, l'Aviation Civile, l'Armée de l'Air et Météo-France, ainsi qu'après un rapport bienveillant de l'IHEDN, la création du GEPAN est acceptée par le CNES.
En 1976 d'anciens auditeurs de l'IHEDN élaborent une étude sur le problème ovni, présidée par le général Jacques Richard. Rendu et le 20 juin 1977, leur rapport indique notamment :
(...) Il y a un problème OVNI (...)
(...) la masse énorme des témoignages représente à elle seule un fait dont il est impossible de ne pas tenir compte (...)
Une explication avancée par Jean-Pierre Petit et basée sur la magnétohydrodynamique, rend compte d'un certain nombre d'observations et débouche sur des expériences réalisables (une communication a été faite par Jean-Pierre Petit à l'Académie des Sciences).
Que les gouvernements aient affirmé : "la menace OVNI n'existe pas" est sans doute une façon de sécuriser la population. Mais rien ne serait plus faux que de conclure que les responsables de la défense se désintéressent du phénomène. Ce n'est pas pour rien que l'Air Force a été chargée pendant huit ans du "Blue Book" et naïf serait celui qui croirait qu'elle s'est dessaisie du dossier.
Une inquiétude peut venir à l'esprit. Si, dans un système parfaitement au point de surveillance de l'espace aérien, se manifeste un OVNI ( objet réel ou phénomène hallucinatoire ) et qu'il soit traité comme un aéronef ennemi, avec déclenchement d'un tir nucléaire, n'y a-t-il pas un énorme danger ?"
Au terme de cette étude, 5 propositions sont faites :
[Revue de l'Institut n° 11, 1978].
Dans son rapport, l'IHEDN fait part de son inquiétude relative aux groupements privés d'ufologues :
Le comité a décidé de faire porter ses travaux non sur le "phénomène" lui-même, mais sur ses implications sociales et politiques, qui, elles, constituent une réalité incontestable avec ses données, ses moyens, ses modalités. Il y a aussi (ici les ovnis ne sont qu'un support parmi d'autres mais un support bien commode) le danger d'une manifestation de l'opinion. On peut exploiter l'ovni qui fait rêver pour des visées politiques, même confuses...
C'est d'ailleurs un rapport de l'IHEDN qui sert de point de départ à la création du GEPAN [Petit].
Le 17 juillet 1999 paraît dans le magazine VSD la version publique d'un rapport inititulé OVNI et Défense : A quoi doit-on se préparer ?, rédigé par le COMETA, association d'anciens membres de l'IHEDN.
Références :
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