Nous avons indéniablement trouvé des éléments suggérant une explication optico-atmosphérique. En
général "optico-atmosphérique" désigne des effets sur la propagation de la lumière par des particules dans l'air (brume, brouillard ou cristaux de glace) ou des anomalies d'indice de réfraction (gradients de température
inhabituels, provoquant des mirages).
Les effets de halo de glace inhabituels sont exclus par l'absence de glace ans l'axe de vision. Mais il y avait une couche de brume sous l'appareil, probablement associée à une faible inversion de température dans la zone CI. Cette inversion constituerait les reste d'une inversion d'advection bien plus forte près de la côte Bretonne, au-delà de l'horizon normal, qui fut probalement assez forte pour former une gaine optique localisée.
Etant donnée la découverte d'un possible conduit producteur de mirage près de la côte française on pourrait penser qu'il ne peut raisonnablement s'agir d'une coincidence, et que le mirage du miroitement du soleil sur la mer près de Brittany
doit vraiment être clairement un favori. Mais nous avons placé cette théorie en bande 2 (tout juste probable).
Pourquoi ?
- La direction de la vague de gravité apparaît avoir été quasi-transverse à l'axe de vision du Trislander, et la pente de vague est negligeable. Cependant, l'orientation de la vague capillaire et la distribution de la pente de vague capillaire sont des facteurs cruciaux dans la formation d'un schéma de miroitement du soleil.
Les éléments météorologiques suggèrent une probabilité de développement d'une brise marine, qui pourrait avoir généré des vents de surface en bord de côte parallèles à l'axe de vision du Trislander (orientation favorable
pour des crêtes capillaire transverses malgré une orientation de vague de gravité adverse) vers 14:00 UTC ; mais les faibles vitesses de vent de ~2 m/s ne suggéreraient qu'une petite queue de pentes favorable
de ~20° dans la distribution de pente capillaire.
Cet élément ne peut permettre de conclure mais nous ne pouvons exclure un schéma de miroitement de soleil brillant - peut-être aidé par une focalisation ou compression optico-atmosphérique. Cependant nous trouvons insatisfaisant que la théorie n'offre aucune interprétation de l'observation du capitaine Patterson ;
- Il est difficile de comprendre comment la théorie explique les silhouettes aux bords nets et les "bandes sombres" de 2 motifs de reflet identiques espacés de plusieurs km (1° at ~150 km = 2,6 km).
Mais ces objections ne sont peut-être pas fatales, et on pourrait comprendre de les mettre de côté afin de pouvoir promouvoir la théorie au moins en bande 3 (assez plausible). Le problème vraiment sérieux est que durant 6 mn le capitaine Bowyer a observé les 2 PANs se croiser steadily l'un-l'autre de gauche à droite, horizontalement, sur un arc de quelques degrés.
Nous are satisfied that qu'il n'existe aucun mécanisme d'indice de réfraction dans la littérature - même de nature très spéculative - qui pourrait commencer à expliquer cela, et qu'il s'agit d'une caractéristique significative du rapport que nous n'avons aucune bonne raison d'écarter Seul le capitaine Bowyer eut une vision étendue, ininterrompue depuis le siège du pilote. Kate Russell, assise à plusieurs rangées en arrière, eut 2 observations plus courte, la 1ère durant peut-être 1 mn, la 2nde de 25 s environ. Elle vit aussi un mouvement relatif des 2 PANs. Entre les 2 observations "celui au-dessus de l'eau [PAN n° 1] semblait s'être déplacé"
(annexe B.v). Kate ne remarqua aucun mouvement relatif pendant l'une ou l'autre des observations, cependant. Ceci pourrait être expliqué par leur brièveté et par la concentration de l'attention du témoin lors d'un événement innatendu. Le mouvement de ~3° en 6 mn indiqué par le capitaine Bowyer correspondrait à une vitesse moyenne de d'à peu près 0,5 °/mn, ou 0,5 arcmn/s. Ceci permettrait un mouvement relatif d'environ 1/5ème de la largeur du PAN n° 1 durant la 2nde observation et peut-être ½ de la largeur du PAN n° 1 lors de la 1ère observation (en supposant une vitesse constante). Il ne serait donc pas surprenant que Kate ait détecté un mouvement relatif pendant au moins sa 1ère observation, si ce n'est la 2nde. Ca n'a pas été le cas. Néanmoins un déplacement relatif fut remarqué entre les observations..
Ce qui nous présente le dilemne classique de l'élément du témoignage oculaire : Quel est son poids, face à des modèles scientifiques conventionnels du monde ? Dans ce cas nous pouvons nous débarasser d'un problème majeur, et avons un interesting but unchallenging mirage, if only we disregard la description
des 2 images identiques se croisant latéralement. Il s'agit d'une de ces "caractéristiques significatives". Avons-nous une bonne raison de l'ignorer ? Notre position est que la parade ad hoc dans le but express de "sauver le phénomène" est pas une raison assez bonne à moins que explications alternatives ne nécessitant pas de parade puissent être exclues comme innacceptables sur d'autres bases.
Quand on juge s'il s'agit d'une bonne méthode pour scrap caractéristiques significatives de l'observation d'autres facteurs entrent en jeu, comme la cohérence interne de la géométrie prima facie de l'observation en section
3, où en respectant les mouvements latéraux rapportés nous trouvons :
- un ensemble cohérent d'axes de vision depuis le Trislander vers une paire de positions dans la zone d'Aurigny-Guernesey incluant la parallaxe correcte dû au mouvement de l'appareil,
- des tailles angulaires relatives des 2 PANs cohérentes avec les distances à ces positions,
- le ratio correct de tailles angulaires changeantes
- et une position du PAN n° 1 cohérente avec un axe de vision indépendant depuis un observateur sur un nearreciprocal bearing (à l'évidence ni l'inversion Bretonne localisée au sud ni le reflet de miroitement du soleil ne sont pertinents pour un axe de vision regardant au nord depuis près de Sark).
Un mirage - même un "mirage latéral dans l'atmosphère libre" scientifiquement inconnu - n'explique pas ces choses de manière naturelle, alors que des choses comme des reflets sur une brume locale, ou des nuages lenticulaires, ou des lumières sismiques dans cette zone, pourraient le faire. Et bien que le capitaine Patterson n'ait pas vu un objet de haute définition, il a bien vu quelque chose du bon type de forme et taille et couleur au bon endroit au bon moment à la bonne altitude apparente (indépendamment estimée), dont (dit-il) il n'a jamais rien vu de semblable. Il serait certainement préférable de prendre en compte cette observation, aussi, si c'est possible.
Et préférer la théorie de dispersion de la brume ne veut pas dire que l'inversion causant potentiellement du mirage sur la côte bretonne est une simple coincidence. Le conduit d'advection côtière est relié au même flux d'air chaud NNE produisant la faible inversion de zone CI et la couche de brume associée,
et donc l'inversion côtière est une composante indirecte mais nécessaire de la théorie de dispersion de brume,
même si les rayons lumineux atteignant les observateurs ne sont pas passés à travers cette partie de l'atmosphère.
Nous pensons qu'il serait excitant de pouvoir prétendre avoir la preuve d'un phénomène d'indice réfractif d'un type nouveau, mais nous souhaitons souligner qu'un mirage latéral mobile du type impliqué aurait nécessité des gradients de température horizontaux d'une sévérité et d'une stabilité semblant inconcevable au beau milieu de l'atmosphère. Avant d'adopter un tel mirage latéral comme favori il serait souhaitable d'avoir exclu la théorie de dispersion de brume, la théorie que les observateurs se sont trompés, et toutes les autres théories possibles - y compris celles auxquelles nous n'avons pas encore pensé.
Nous ne sommes pas convaincus que les observations ont été erronées, bien que nous acceptons que cela ne peut jamais être exclu par aucun test objectif short de prouver de manière concluante la présence d'un phénomène les expliquant. Lors de nôtre enquête la cohésion et la fiabilité d'ensemble du récit du capitaine Bowyer en particulier) a été testée de diverses petites manières et elle nous apparait avoir été careful et fiable. Nous pensons qu'il est possible que les PANs se soient comportés comme décrit.
Ceci étant, nous pensons que la théorie de dispersion par la brume et la théorie des LS constituent des possibilités alternatives intéressantes qui pourraient récompenser une étude plus poussée par des experts.