Les documents militaires de 1948

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Pour moi, le début de la fin pour le cas ovni de Roswell est arrivé au printemps dernier, lorsque j'ai vu pour la 1ère fois 1 des nombreux documents militaires anciennement classés traitant des objets volants non identifiés. Le document de 289 pages fut diffusé sous l'Acte de Droit à l'Information (FOIA) en mars 1996 en response à une requête FOIA du chercheur William LaParl. Il contenait les minutes de la Conférence du Comité de Conseil Scientifique de l'Air Force au Pentagone les 17 et 18 mars 1948. Enfoui dans le document se trouvait une déclaration très intéressante d'un colonel Howard McCoy qui faisait réference à un certain nombre de rapports d'ovnis non publiés. La dernière phrase de la déclaration de McCoy, cependant, est dévastatrice pour le cas de Roswell.

Nous avons un nouveau projet — le projet Sign — qui pourrait vous surprendre en tant que développement de ce que l'on appelle l'hystérie de masse de l'été dernier lorsque nous avions tous les objets volants ou disques non identifiés. On ne peut pas rire de cela avec dédain. Nous avons plus de 300 rapports qui n'ont pas été publiés dans les papiers de personnel très compétent dans de nombreux cas — des hommes aussi capables que le docteur K. D. Wood — et pratiquement tous des gens de l'Air Force, d'avions de ligne avec une large experience. Nous courrons après chaque rapport. Je ne peux même pas vous dire combien nous donnerions pour avoir un de ces crashes dans une zone qui nous permette de le récupérer, quoi qu'ils puissent être.

Ma 1ère réaction à cette déclaration fut celle de l'incrédulité. Des pensées me vinrent à l'esprit comme : Ca ne peut pas être exact, il doit y avoir une erreur, ce gars n'était pas au courant, etc. Nous sommes probablement tous quelque peu enclins à de telles réactions initiales de déni lorsque nous sommes confrontés à des faits qui vont à l'encontre de nos idées préconçues de la réalité ou de nos croyances établies. La plupart du temps, cependant, le bon sens, la logique, et la raison prévalent. D'un autre côté, il y a parfois un refus invariable d'abandonner une controverse ou une croyance particulière, peu importe combien peut être forte la preuve du contraire. Le résultat d'un tel refus est souvent une spéculation illogique et des scénarios tirés par les cheveux, concoctés en un effort d'éloigner les faits d'une rationalisation. C'est un piège dans lequel même des chercheurs crédibles tombent parfois.

Cette déclaration à la Conférence du Comité de Conseil Scientifique déplorant le fait que l'Air Force ne possédait pas d'ovni écrasé fut faite par le colonel Howard McCoy, le Directeur du Renseignement pour le Commandement du Matériel de l'Air à Wright-Patterson AFB. Wright-Patterson est l'endroit où sont concentrés les experts techniques et en renseignement de l'Air Force, même aujourd'hui. C'est là que l'épave récupérée d'un appareil étranger de tout type avec le potentiel pour envahir nos cieux serait emporté pour une analyse technique — qu'il s'agisse d'un MIG 29 ou d'un croiseur de combat Klingon. S'il y avait eu une soucoupe volante écrasée au large de Roswell (Nouveau Mexique) en juillet 1947, c'est là qu'elle aurait été apportée. En tant que Directeur du Renseignement, le colonel Howard McCoy en aurait été au courant.

En plus des minutes de la réunion du Comité de Conseil Scientifique de l'Air Force, il existe d'autres documents militaires indiquant de manière tout aussi peu équivoque que l'Air Force n'était pas en possession d'une quelconque preuve physique liée aux ovnis. Parmi ces documents se trouve une série de communiqués traitant des incidents d'objets volants aux Etats-Unis entre le colonel McCoy à Wright-Patterson et le major-général C. P. Cabell, le Directeur du Renseignement de l'Air Force au Pentagone. Dans 1 de ces communiqués, une lettre datée du 8 novembre 1948, McCoy fait 3 références distinctes au fait qu'il n'y a pas de preuve physique ou tangible d'un crash de soucoupe volante. Cabell utilise l'information de la lettre de McCoy pour la préparation d'un memorandum daté du 30 novembre 1948, pour le Secrétaire à la Défense James Forrestal.

L'absence de preuve physique est également mentionnée dans une lettre du 23 septembre 1947 du lieutenant-général Nathan Twining, Commandant du Commandement du Matériel de l'Air à Wright Field, au brigadier-général George Schulgen, un responsable de haut niveau du renseignement au Pentagone. La lettre de Twining fut écrite moins de 3 mois après l'incident de Roswell. La lettre est également significative en ce qu'elle fait référence à la coopération entre la Division d'Ingéniérie et la Division du Renseignement au complexe de Wright Patterson. Cette coopération est mentionnée spécifiquement dans le cadre de l'évaluation de la nature des mystérieux objets volants sur lequels il y a eu tant de rapports crédibles.

La coopération entre les branches du renseignement et de l'ingéniérie à Wright Patterson est également corroborée par un memorandum "top secret" pour le Chef de la Division du Renseignement Aérien, daté du 11 octobre 1948, et signé par un colonel Brooke Allen, Chef, de la Branche des Estimations Aériennes à Wright Patterson. Le sujet indiqué du memorandum est "Analyse d'Incidents d'Objets Volants aux U.S." Ce memorandum est important car, avec la lettre de Twining, il confirme ce que dicte le bon sens — que si le département d'ingéniérie possédait une soucoupe écrasée, le département du renseignement en aurait non seulement été au courant, mais ils auraient aussi été complètement impliqués dans son analyse et l'évaluation d'une menace potentielle quelconque posée à la sécurité nationale.

Les documents militaires de 1947 et 1948 sont catégoriques. Ils ne peuvent pas juste ou de manière hautaine être caractérisés comme une "absence de preuve". Ils sont les preuves. Ils indiquent de manière catégorique qu'il n'y avait aucune soucoupe écrasée.

Si au lieu des documents ci-dessus, les chercheurs avaient découvert une documentation catégorique et authentique indiquant l'existence d'une soucoupe écrasée, une telle documentation aurait sans aucun doute été reconnue par tous et caractérisée comme un "smoking gun." La victoire aurait été déclarée, et des enquêtes du congrès auraient été plus que certaines.

Comme on peut s'y attendre, certaines personnes du milieu ufologique réagissent aux documents militaires de 1947 et 1948 avec une attitude réminiscente de la platitude, ne m'embêtez pas avec les faits, mon idée est faite. Ironiquement, c'est le même type de mentalité dont ils sont si prompts à accuser leurs détracteurs. L'étroitesse d'esprit, cependant, peut exister des 2 côtés de la barrière. Les faits sont maintenant clairs. Nous ne pouvons pas simplement refuser de les prendre en compte parce qu'ils ne sont plaisent pas. Le crash de Roswell n'a pas eu lieu. Il est temps de faire face à la musique, et le groupe ne joue pas notre air.

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