Ce que ne fut pas l'incident de Roswell

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Avant de discuter des résultats positifs spécifiques que ces efforts ont révélé, il est d'abord approprié de discuter ce que, tel qu'indiqué par les informations disponibles pour l'Air Force, l'"Incident de Roswell" n'a pas été :

Un crash d'avion

Parmi toutes les choses documentées et suivies au sein de l'Air Force, parmi les plus détaillés et scrupuleux sont les crashes d'avions. En fait, les archives de crashes aériens remontent aux premières années du vol militaire. Les archives et rapports de sauvetage sont disponibles pour l'ensemble des crashes ayant impliqué des dommages sérieux, blessures, morts, ou une combinaisons de ces facteurs. Ces archives incluent également les incidents impliquant des appareils expérimentaux ou classés. Les archives de l'USAF montrent qu'entre le 24 Juin et le 28 Juillet 1947, il y eut 5 crashes dans le seul Nouveau Mexique, impliquant les appareils A-26C, P-5 IN, C-82A, P-80A et PQ-14B ; cependant, aucun de ceux-ci n'eurent lieu lors de(s) date(s) en question ni dans la(les) zone(s) en question.

Un des domaines supplémentaires déterminé par le GAO dans ses efforts fut de voir comment l'Air Force (et d'autres) documentait spécifiquement les ...incidents de ballon météo... et autres. Dans ce domaine, les efforts de recherche ont révélé qu'il n'y a aucune archive de sauvetage concernant des crashes de ballons météo (tous les ballons météo "s'écrasent" tôt ou tard) ; cependant, il y a des dispositions pour produire des rapports de "crashes" en tant qu'incident de sauvetage au sol dans le cas peu probable où un ballon blesse quelqu'un ou cause des dommages. Cependant, de telles archives ne sont conservées que pendant 5 ans.

Un crash de missile

Un missile écrasé ou errant, généralement décrit comme un V-2 allemand capturé ou une de ses variantes, est parfois déterminé comme une explication possible aux débris récupérés près de Roswell. La plupart des essais étant effectués dans la zone proche de White Sands étant secrets à l'époque, il serait logique de supposer que le gouvernement aurait tenu tout missile malheureux sous une sécurité étroite, en particulier si l'accident était intervenu sur un terrain privé. Des archives examinées par l'Air Force, cependant, rien n'a été trouvé suggérant que ce fut le cas. Bien que le volume restant d'archives des essais soit sous le contrôle de l'Armée US, le sujet a également été très bien documenté au fil des années au sein des archives de l'Air Force. Il n'y aurait aucune raison de garder une telle information classée aujourd'hui. L'USAF n'a trouvé aucun indicateur ou même suggestion qu'un missile fut impliqué dans cette affaire.

Un accident nucléaire

Un des secteurs considéré fut que quoi qu'il soit arrivé près de Roswell cela ait impliqué des armes nucléaires. Ce fut une domaine de préoccupation logique puisque le 509ème Groupe de Bombardement fut la seule unité militaire au monde à l'époque qui avait accès à des armes nucléaires. Encore une fois, des examens des archives disponibles n'ont fourni aucune indication que ce fut le cas. Une certain nombre d'archives encore classées TRES SECRET et SECRET-DONNEES RESTREINTES ayant trait aux armes nucléaires furent trouvées au Centre des Archives Fédérales de Saint Louis (MO). Ces archives, relatives au 509ème, n'avaient rien à voir avec des activités qui auraient pu être mal interprétées comme l'"Incident de Roswell". Egalement, toutes archives d'un incident nucléaire auraient été héritées par le Département de l'Energie (DOE), et, si un était arrivé, il est probable que le DOE l'aurait rapporté publiquement dans le cadre de ses efforts récents de déclassification et publication. Il n'y a cependant eut aucune archive auxiliaire dans les dossiers de l'Air Force indiquant l'existence potentielle de tels archives au sein des canaux du DOE.

Un appareil extraterrestre

La recherche de l'Air Force n'a trouvé absolument aucune indication que ce qui s'est passé près de Roswell en 1947 ait impliqué un quelconque type de vaisseau spatial extraterrestre. Ceci, bien sûr, est le noeud de toute cette affaire. Les personnes "pro-ovni" obtenant une copie de ce rapport, à ce stade, entâmeront très probablement leurs déclaration "la dissimulation est toujours en vigueur ". Néanmoins, la recherche n'indique absolument aucun indice de quelque sorte qu'un vaisseau spatial se soit écrasé près de Roswell ou qu'aucun occupant extraterrestre en ait été récupéré, dans une opération militaire secrète ou autre. Cela ne signifie pas, cependant, que l'Air Force des débuts n'ait pas été préoccupée par les ovnis, Dans les premiers temps, "OVNI" signifiait Objet Volant Non Identifié, ce qui était traduit littéralement par un objet dans les airs qui n'était pas identifiable facilement. Cela ne signifiait pas, comme le terme a évolué dans le langage d'aujourd'hui, à équivaloir des vaisseaux spatiaux extraterrestres. Les archives de cette période examinées par les chercheurs de l'Air Force ainsi que celles citées par les auteurs mentionnés précédemment, indiquent que l'USAF fut sérieusement préocupée de l'incapacité à identifier de manière adéquate des objets volants inconnus signalés dans l'espace aérien américain. Toutes les archives, cependant, indiquent que la focalisation de la préoccupation n'était pas sur les extraterrestres, hostiles ou autre, mais sur l'Union Soviétique. De nombreux documents de cette période parlent de la possibilité d'appareils soviétiques secrets en développement survolant l'espace aérien US. Ceci, bien sûr, fut une préoccupation majeure pour la jeune USAF, dont le travail était ce protéger ces mêmes cieux.

La recherche n'a révélé qu'un document officiel de l'AAF indiquant qu'il y avait quelque activité de quelque type concernant les ovnis à Roswell en Juillet 1947. C'était une petite section du Rapport Historique de Juillet pour le 509ème Groupe de Bombardement et Roswell AAF qui indiquait : Le Bureau d'Information Publique a été plutôt occupé durant le mois à réponse aux demandes sur le "disque volant", qui fut rapporté être en possession du 509ème Groupe de Bombardement. L'objet se révéla être un ballon de repérage radar (inclut avec pièce jointe 11). De plus, l'histoire montra que le Commandant du 509ème, le colonel Blanchard, partit en congés le 8 Juillet 1947, ce qui serait une manoeuvre quelque peu inhabituelle pour une personne impliquée dans la récupération supposée de matériels extraterrestres (des détracteurs déclarent que Blanchard fit cela comme un stratégème pour éluder la presse et se rendre sur la scène pour diriger les opérations de récupération). L'histoire et les rapports du matin ont également montré que les activités qui ont suivi à Roswell durant le mois furent pour la plupart banales et pas indicatives que quelque activité de haut niveau, dépense de main d'oeuvre, ressources ou de sécurité.

De la même manière, les chercheurs n'ont trouvé aucune indication d'une activité accrue ailleurs dans la hiérarchie militaire dans le traffic de messages ou ordres (pour inclure le traffic classifié) de Juillet 1947. Il n'y a pas eu d'indications et avertissements, de notification d'alertes, ou un tempo augmenté d'activité opérationnelle signalé qui aurait été logiquement généré si un appareil extraterrestre, dont les intentions étaient inconnues, avait pénétré le territoire US. Croire qu'une telle activité opérationnelle et de sécurité de haut niveau puisse être menée en reposant uniquement sur des télécommunications non sécuriées ou un contact personnel sans créer de traces administratives d'une telle activité étire certainement l'imagination de ceux qui ont servi dans l'armée qui savent qu'un travail administratif d'un type ou d'un autre est nécessaire pour réaliser des tâches même si elles sont urgentes, hautement classées, ou sensibles.

Un exemple d'activité parfois citée par des écrivains pro-ovni pour illustrer le fait que quelque chose d'inhabituel se passait fut le voyage du lieutenant-général Nathan Twining, commandant de l'Air Materiel Command, au Nouveau Mexique en Juillet 1947. En fait, des archives ont été trouvées indiquant que Twining était arrivé au Cours de Commandants Bombardiers le 8 Juillet, avec un certain nombre d'autres officiers généraux, et demanda des ordres pour le faire auparavant, le 5 Juin 1947 (pièce jointe 14).

De la même manière, il est également supputé que le général Hoyt Vandenberg, Chef d'Etat-Major Adjoint à l'époque, ait été impliqué dans la direction des activités concernant les événements à Roswell. Les rapports d'activité (pièce jointe 15), localisés dans les papiers personnels du général Vandenberg stockés à la Bibliothèque du Congrès, ont indiqué que le 7 Juillet, il était occupé par un incident de "disque volant" ; cependant cet incident particulier impliqua Ellington Field (Texas) et le Dépot de Spokane (Washington). Après beaucoup de discussion et de collection d'information sur cet incident, on apprit qu'il s'agissait d'un canular. Il n'y a pas de mention sembable de son intérêt personnel ou implication dans les événements de Roswell sauf dans la presse.

Ci-dessus sont 2 petits exemples indiquant que si un événement était arrivé qui fut un des "tournant décisif" dans l'histoire de l'humanité, les militaires US réagirent certainement d'une manière insouciante et cavalière. Dans un cas véritable, les militaires devraient ordonner à des milliers de soldats et aviateurs, pas seulement à Roswell mais dans tous les US, pour agir de manière nonchalante, prétendre mener et rapporter les affaires comme d'habitude, et ne générer absolument aucun travail administratif de nature suspecte, tout en anticipant simultanément que dans 20 ans ou plus les gens disposeraient d'un Acte sur la Liberté de l'Information qui leur donnerait une grande latitude pour examiner et explorer les documents du gouvernement. Les archives indiquent que rien de tel n'arriva (ou si cela arriva, cela fut contrôlé par un système de sécurité si efficace et restrictif que personne, des US ou d'ailleurs, n'ait été capable de le reproduire depuis). Si un tel système a été en vigueur à l'époque, il aurait aussi été utilisé pour protéger nos secrets atomiques des soviétiques, dont l'histoire à montré clairement que ce ne fut pas le cas). Les archives examinées ont confirmé qu'un tel système de sécurité sophistiqué et efficace n'a pas existé.

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