Le Rapport Condon et les ovnis

Scientific Study of Unidentified Flying Objects, un rapport du Dr. Edward U. Condon, Directeur du Projet de l'Université du Colorado. Bantam Books, New York, en association ave le New York Times. 965 pages, y compris index. $ 1.95 paper.

Critique de J. Allen Hynek.

Bulletin of the Atomic Scientist, avril 1969, pp. 39-42

Home  >  Documents  >  Articles

En tant que consultant sur les ovnis pour l'U.S. Air Force pendant plus de 20 ans, le Dr. Hynek a examiné des milliers de rapports de "soucoupes volantes" et enquêté personnellement de nombreux d'entre eux. Au début de son affectation en tant que consultant, sa mission fut de déterminer quelles observations étaient dues à des phénomènes astronomiques - météores, planètes ou étoiles. A la fin de 1949, le Dr. Hynek avait grossièrement examiné autant de cas d'ovnis que ne l'a fait l'équipe du Rapport Condon. (A cette époque,) il arriva à la même conclusion que le Dr. Condon - que le phénomène des ovnis méritait difficilement une considération scientifique sérieuse. Au fil des années écoulées depuis, cependant, le Dr. Hynek eut une raison de changer sa 1ère opinion. Il n'est pas d'accord avec le Rapport Condon et dit pourquoi dans son essai critique. Le Dr. Hynek est directeur du Département d'Astronomie et directeur du Centre de Recherche Astronomique Lindheimer de l'Université Northwestern.

Les scientifiques des sciences physiques qui connaissent Edward U. Condon à travers son travail en physique moléculaire et mécanique quantique trouveront la patte du maître étrangement absente dans Etude scientifique des Objets Volants Non Identifiés. Non seulement son talent pour organiser et attaquer un problème deftly n'y est pas apparent mais, par exemple, il n'est pas listé comme ayant personnellement examiné un quelconque des 95 cas auxquels les divers membres du comité plutôt fluide s'adressent (ceci bien que son humour caractéristique comes through delightfully dans son chapitre sur l'histoire récente des ovnis).

Il est malheureux que, presque certainement, l'histoire populaire liera dorénavant le nom du Dr. Condon aux ovnis et only the arcane history of physics lui accordera sa véritable place et notera sa brillante carrière dans la contribution à la compréhension, avec élégance mathématique, à la nature du monde physique. These contributions UFOs cannot take away from him, même si son travail sur ce problème est analogue à celui d'un Mozart produisant une oeuvre alimentaire banale, non digne de ses talents.

L'Etude Scientifique des Objets Volants Non Identifiés est une étrange sorte d'article scientifique et ne tient pas la promesse de son titre. Même la couverture en couleurs (sur laquelle Condon, cependant, n'a probablement aucun contrôle) est trompeuse. Au lieu de montrer une des relativement rares photos restant non identifiées nous trouvons une photo immédiatement identifiable de reflet d'objectif.

Le rapport est essentiellement une collection d'historiques de cas et de rapports spéciaux par les membres de l'équipe du Dr. Condon et des enquêteurs travaillant sous contrat avec l'Université du Colorado. Des lecteurs disposant d'une formation scientifique trouveront ces articles aussi ennuyeux et plats à lire qu'ils l'ont probablement été à écrire.

Bien que consacré en grande partie à exposer des canulars ou à révéler de nombreux ovnis comme autant de méprises d'événements communs, le livre laisse le même résidu étrange, inexplicable d'inconnus qui a infesté l'enquête de l'U.S. Air Force depuis 20 ans. En fait, le pourcentage d'"inconnus" dans le rapport Condon apparaît même plu élevé que dans l'enquête de l'Air Force (le Projet Blue Book) - ce qui amène l'enquête Condon à la 1ère place. Chaque contributeur du rapport trouve dans son domaine d'examen particulier (photos, observations radar-visuelles, traces physique, etc.) quelque chose qui ne peut être écarté comme une méprise avec des phénomènes connus.

Un des contributeurs, le Dr. William K. Hartmann, un astronome de l'Université de l'Arizona, résume la situation globale comme suit : Les données présentes sont compatibles avec mais n'établissent ni l'hypothèse que (1) le phénomène ovni entier soit un produit de méprises, signalements médiocres et fabrication, ni que (2) une très petite partie du phénomène ovni implique des événements extraordinaires.


Un objet volant non identifié (UFO, prononcer OOFO) est ici défini comme le stimulus pour qu'un signalement soit fait par un individu ou plus de quelque chose vu dans le ciel (ou un objet pensé être capable de vol mais vu lorsque atterri sur la terre) que l'observateur n'a pu identifier comme ayant une origine naturelle, et qui lui semble suffisamment intriguant pour qu'il entreprenne d'en faire un signalement à la police, à des responsables du gouvernement, à la presse ou peut-être au représentant d'une organisation privée dédiée à l'étude de tels objets.

Défini de cette manière, l'existence des ovnis est incontestable, les rapports d'ovnis existant en nombres plutôt grands, et le stimulus pour chaque signalement est, par cette définition, un ovni. Le problème devient alors celui d'apprendre à reconnaître les divers types de stimuli donnant lieu aux rapports d'ovnis.

L'ovni est le stimulus d'un rapport... Ce langage réfrène de dire si l'objet signalé était une chose réelle, physique, matérielle, ou l'impression visuelle d'une chose physique ordinaire déformée par des conditions atmosphériques ou par une vision défaillante qui l'aurait rendue inconnaissable, ou s'il s'agissait d'une pure illusion mentale dans l'esprit de l'observateur non accompagnée de stimulus visuel.

Etude Scientifique des Objets Volants Non Identifiés, p. 9. 


Il y a d'autres déclarations plus provocantes enfouies profondément au sein du rapport. Elles ne soutiennent pas sa conclusion général selon laquelle les études des ovnis n'offrent pas un domaine fructueux dans lequel rechercher des découvertes scientifiques majeures. Des exemples en sont des commentaires tels que non identifié après analyse, ou méprise convevable mais peu probable avec des oiseaux, avions, etc.

Mystère de l'atténuation électrique

Un aspect intriguant de certains signalements d'ovnis est un effet de atténuation d'électricité qui, d'après les témoins, interrompt l'allumage et éteint le moteur et les feux d'une automobile en mouvement. Only one of these cases was examined in the report. La conclusion fut : Aucune explication satisfaisante pour de tels effets, s'ils ont bien eu lieu, n'est apparente. Ce raisonnement semble tenter de résoudre le problème en l'écartant. On pourrait demander -- n'était-ce pas la fonction de l'enquête que de détermienr si ces événements rapportés se sont effectivement produits ? Plus de 100 case intéraction électrique ou électromagnétique entre ovnis et automobiles ont été signalés, bien que le rapport Condon indique : Durant la période d'enquêtes sur le terrain 1 seul cas de défaillance de moteur d'automobile est venu à notre attention. Il y avait fondement à scepticisme sur le signalement, en ce qu'il fut fait par un patient diabétique qui avait bu et rentrait chez lui depuis une fête à 3 h 00 du matin.

Ce cas n'est pas un du groupe auquel je fais référence et dans ces circonstances aurait dû être exclu de l'étude.

Il y a d'autres choses intriguantes décrites dans le rapport, comme ce commentaire sur une déclaration d'observation d'ovni : Le résidu est un rapport particulièrement troublant qui doit certainement être classé comme inconnu en attente d'une étude plus poussée, qu'il mérite certainement. Il apparaît bien que cette observation défie une explication par des moyens conventionnels.

Ovnis en orbite

Au cours des vols spatiaux habités, des astronautes des Etats-Unis ont signalé un certain nombre d'observations d'ovnis. Un des enquêteurs principaux du groupe de Condon, Franklin Roach, un astronome, écrit : Les 3 observations inexpliquées qui ont été glanées depuis une grande masse de rapport constituent un défi pour l'analyste.

Dans les 20 dernières années, certains des cas les plus déroutants sont ceux impliquant des contacts radar aussi bien que des observations visuelles du même objet. Le Rapport Condon ne résoud pas ce problème qui dure depuis longtemps. D'un de ces cas, Gordon D. Thayer de l'Environmental Science Services Administration, un membre du Projet Colorado, a observé : Ceci doit rester comme un des cas radar les plus intriguants connus et aucune conclusion n'est possible à ce jour. Il semble inconcevable qu'un écho de propagation anormale (PA) se comporte de la manière décrite, même si la PA avait été probable à ce moment. Au regard de la situation météorologique il semblerait que la PA était plutôt improbable. A côté de cela, quelle est la probabilité qu'un retour de PA apparaisse une fois seulement, et à ce moment semble exécuter une approche ILS (Instrument Landing System) parfaite ?

Encore une fois, un rapport de l'équipe commente : En conclusion, bien que des explications conventionnelles ou naturelles ne puissent certainement pas être exclues, leur probabilité semble faible et la probabilité qu'au moins un ovnis authentique soit impliqué semble être relativement élevée.

Défi à la curiosité

Evidemment, j'ai sortis ces déclarations de leur contexte et la majeure partie du rapport les contre-balance. Mais les cas auxquels ces déclarations font référence sont glaringly there - un défi outright challenge à la curiosité humaine, la 1ère pierre du progrès scientifique. Il est difficile de comprendre pourquoi l'Académie Nationale des Sciences a pleinement approuvé l'opinion du Dr. Condon selon laquelle aucune travail supplémentaire sur le phénomène ovni ne devrait être entrepris.

En tant que directeur scientifique du projet créé pour étudier le problème vexant des ovnis, le Dr. Condon a undertook a responsibility which may have been désagréable to him depuis le début. He did so very likely out of a sense of duty, in the same manner that one might, with a deep breath (but through a handkerchief) undertake to sweep out an ill-kept stable. What an Augean stable it was, Condon undoubtedly did not realize, and I feel he grossly underestimated the scope and nature of the problem he was undertaking.

Now, comme le ferait n'importe quel scientifique, le Dr. Condon a défini ses termes au départ, mais dans sa définition même de l'ovni il tombe dans un piège. Le Dr. Condon indique, Un objet volant non identifié... est défini comme le stimulus d'un signalement fait par 1 individu ou plus de quelque chose vu dans le ciel (ou un objet pensé être capable de voler mais vu alors qu'il est au sol) que l'observateur n'a pu identifier comme ayant une origine naturelle ordinaire.

The unmanagability of this definition is brought out well in Samuel Rosenberg's chapter, "UFO's in History: "...a report of all such sightings of mysterious objects which the observer 'could not identify' would fill the entire space devoted to the project as a whole." And then some! For, in another section of the report, it is pointed out that perhaps a few as 10 per cent of sightings of UFOs are ever reported. And that percentage relates to this country, while the UFO phenomenon is global. In discussing ancient reports, Rosenberg makes the observation that most everything in the sky was a UFO to pre-scientific man: auroras, lunar halos, rainbows, tornados, lightning - even the sun and the moon. And "what wild guesses were made," continues Rosenberg. Just as today, one might add, guesses are made about things which have not been admitted onto the playing field of science.

Anatomie d'un cas

En adoptant une définition large de ovni, trop fut admis pour étude possible alors que seuls un temps et des fonds limités étaient disponibles. Supposons que Condon ait plutôt adopté cette definition : Un ovni est un signalement... dont le contenu est intriguant non seulement pour l'observateur mais pour d'autres ayant une formation technique dont l'observateur pourrait manquer.

Why clutter up a study with reports which a cursory examination by people experienced with the subject could almost certainly have dismissed as Venus, a balloon, or a twinkling star? It may be of interest to sociologists that a large percentage of our population cannot identify a bright planet or a bright meteor, but it is of little value to include such trivial cases when others left untouched are truly puzzling (reported effects on car ignition systems, effects on animals and people, cases which have had a traumatic effect on the witnesses, and in some instance, have changed the tenor of their lives, close encounters with craft and blinding lights). Should not the purpose of a study such as Dr. Condon's have been to determine wether there was anything to truly puzzling reports - not to obvious cases of trivial mis-identifications?

Sur la base des nombreuses années d'expérience du phénomène ovni, j'aurai supprimé presque les 2/3 des cas inclus dans ce rapport comme potentiellement sans intérêt pour les buts avoués du projet tels qu'indiqués par le Dr. Condon lui-même : Comme indiqué par son titre, the emphasis de cette étude a été de tenter d'apprendre des rapports d'ovnis quoi que ce soit qui pourrait être considéré comme apportant à la connaissance scientifique. Examiner les rapports émanant de méprises évidentes (pour quiconque à l'expérience de ces choses) de planètes, étoiles, etc., peut ajouter peu de chose à la connaissance scientifique. Une attention bien plus grande aurait dû être apportée à la sélection de cas à étudier, for, comme Thurston E Manning, vice-président des Affaires Académiques de l'Université du Colorado, l'écrit : Le lecteur devrait ainsi garder à l'esprit que cette étude représente la 1ère tentative d'un groupe de scientifiques et spécialistes hautement qualifiés d'examiner froidement et de manière dépassionnée... Quoi donc ? Des méprises de Vénus, l'atterrissage prédit (par télépathie mentale) d'un ovni, des paillettes radar évidentes, une farce de ballon admise par des étudiants (admise dans les heures de réception du rapport par l'équipe), un anneau de fumée issu d'une explosion simulée de bombe A à une installation militaire, le coucher nocturne des planètes Vénus et Saturne, une panne évidente d'électricité causée par un court-circuit accompagné d'éclairs brillants, une observation de 2 à 3 s d'un éclair de lumière qui était presque certainement un météore ? Même une évaluation préliminaire de ces incidents aurait dû indiquer qu'il s'agissait d'une perte de temps de les enquêter.

L'indice d'"étrangeté

Over the years I have used a very simple two-dimensional classification method for screening UFO reports for potential scientific value. It is a simple plot of "strangeness" against "credibility of witnesses." "Strangeness" is a measure of the difficulty of fitting, by scientifically trained persons, the contents of a report to a highly likely physical explanation. Thus, if a bright streak of light is seen to course across the sky in a matter of seconds, there certainly is no reason after even a glance to suggest that the stimulus was anything other than a bright meteor - and one can assign this report a strangeness of 1, or at most, 2.

If, on the other hand, a metallic craft, brilliantly lighted, is reported to have been observed to land, or to have cavorted about the skies in a most "unscientific" manner, this calls for a higher strangeness index. Of course, nothing has been said about believing the contents of the report. But one can, by proper investigation and application of tests, make a meaningful effort to evaluate the witnesses of a UFO "happening" in terms of everyday credibility. Are these "reliable" witnesses; do they pay their debts, are they highly regarded in the community, would they have had any reason to profit from making their report, would it be more likely that they would have suffered by making the report in the first place? Is there anything to indicate that their emotional nature is such as to cause them to react to perceptual stimuli in a manner to make a "UFO mountain" out of an everyday molehill?

A proper study of the UTO phenomenon for the purposes of assaying potential scientific value implies a preliminary stage in which cases of high strangeness, reported by witnesses of respected standing to their communities, are selected for detailed study. Out of 21 radar-visual cases studied by Thayer, only to 3 would I have assigned a, sigma (strangeness) of 4, and none of 5 . I would have assigned to the other 18 a sigma of 1, 2, or 3. Admittedly the assignment of these ratings to cases is a matter of individual judgment, but when several independent assessments are made by qualified persons, there is fair agreement, especially as to the "strangeness" of a case; credibility is obviously open to greater variance.

Both the public and the project staff, apparently, have confused the UFO problem with the ETI (extra-terrestrial intelligence) hypothesis. This may hold the greatest popular interest, but it is not the issue. The issue is: Does a legitimate UFO phenomenon exist?

Let us supposc that a committee of nineteenth century scientists had been asked to investigate the phenomenon of the aurora as a single project. It would not have been responsible to state that the polar phenomenon gave no evidence of the existence of some meta-terrestrial intelligence. The issue would have been whether the aurora could be explained in terms of nineteenth century physics.

It may be that UFO Phenomena are just as inexplicable in terms of twentieth century physics. From this point of view, how does the Condon Report serve science when it suggests that a phenomenon which has been reported by many thousands of people over so long a time is unworthy of further scientific attention?

Investigative experience over the last 20 years has indicated to me that the UFO phenomenon, if it be physically real, is a rara avis. I suggest that of all the cases studied in the report, the following might be truly worthy of study in depth: Cases 2, p. 248; 5, p. 260; 10, p. 277; 46, p. 396; 57, p. 469; 19-B, p. 161; 14 Na, p. 127; 14-Nb, p. 128; unnumbered case, p. 139; 1482-N, p. 143 and unnumbered case, p. 236.

While it was perhaps laudable to ask an untried, and therefore, presumably, unbiased group to take a fresh look at the UFO problem, this procedure was akin to asking a group of culinary novices to take a fresh look at cooking and then open a restaurant. Without seasoned advice, there would be many burned pots, many burned fingers, many dissatisfied customers.

Much of the time of the project personnel, it appears to me, was spent in groping for a methodology. It appears also that graduate students did the yeoman part of the investigations in the relatively few field trips made, a result, undoubtedly, of limited funds.

Finally, in the matter of methodology a philosopher of science would find a serious operational and epistemological flaw: An hypothesis which covers everything covers nothing. Let us state this in the form of a UFO theorem: For any given reported UFO case, if taken by itself and without respect and regard to correlations with other truly puzzling reports in this and other countries, a possible natural, even though far-fetched, explanation can always be adduced. This is so if one operates solely on the hypothesis that all UFO reports, by the very nature of things as we know them, must result from well known and accepted causes.

It follows as a corollary that it would have been impossible for the Condon investigation to have regarded any report as arising from anything other than natural causes, a hoax, or a hallucination. Thus, for instance, we have this astonishing analysis (Case not numbered, p. 140): "This unusual sighting should therefore be assigned to the category of some almost certainly natural phenomenon which is so rare that it apparently has never been reported before or since."

Obviously this statement could be made of any puzzling case. Or, ( p. 164, Case 2): "In summary, this is the most puzzling and unusual case in the radar-visual file. The apparently rational, intelligent behavior of the UFO suggests a mechanical device of unknown origin as the most probable explanation of the sighting. However, in view of the inevitable fallibility of witnesses, more conventional explanations of this report cannot be entirely ruled out." in Case 46 (p. 407) the investigator is hard pressed, but still applies the theorem: "This is one of the few UFO reports in which all factors investigated, geometric, psychological, and physical appear to be consistent with the assertion that an extraordinary flying object, silvery, metallic, disk-shaped, tens of meters in diameter, and evidently artificial, flew within sight of two witnesses. It cannot be said that the evidence positively rules out a fabrication, although there are some physical factors such as the accuracy of certain photometric measures of the original negatives which argue against a fabrication." Final verdict: "fabrication."

Final judgment of the work of the Condon Committee, which was not a study of truly Unidentified Flying Objects, but largely of easily identifiable objects will be handed down by the UFO phenomenon itself. Past experience suggests that it cannot be readily waved away.

There is, however, one area in which the reviewer is in accord with Dr. Condon, and that is in his recommendation that science credit not be given in elementary schools for term papers and projects on UFOs. School children are too lacking in critical faculties to be turned loose in UFO land. Present material available to them is apt to be pulp "literature," itself written sensationally and uncritically, cases undocumented, with no attention whatever to analysis; a mere collection of sensationalized anecdotes.

If the Condon Report helps to clear away the miasma of pseudo-science, wishful thinking, and sensationalism in this area, the stage may yet be prepared for a more effective study of the strange and perplexing phenomenon of UFOs. To this end, care should be taken that the files of the Condon Committee not be destroyed, as reportedly were the data in a 1953 investigation of UFOs by another Air Force contractor whose identiy was classified and whose data led to Report No. 14 of Project Blue Book.

Home  >  Documents  >  Articles