Montagnes du Sud, Hiver 1967
Enquêteurs : Van Arsdale, Hynek
| Home > Rapport Condon > Sommaire > Etudes de cas |
|---|
Des observations visuelles de jour de points argentés en haut dans le ciel ont été rapportées, mais les pilotes d'appareils envoyés pour investiguer n'ont rien vu. 2 radars ont détecté simultanément plusieurs cibles stationnaires intermittentes dans la zone signalée, puis une cible unique qui se déplaçait lentement pendant plusieurs minutes. Puis elle disparût sur 1 radar, et sur l'autre décrivit une trajectoire approximativement circulaire à haute vitesse. L'observation visuelle, et une autre ultérieure, sont impossibles à évaluer. Les cibles radar sont attribuées à des anomalies de propagation, un ballon, et une défaillance de 1 radar.
Des rapports d'observations visuelles et radar par des témoins crédibles dans le voisinage d'une base de l'Air Force ont atteint le projet, amenant à la décision d'y envoyer un enquêteur. Il fut arrangé que le Dr. Hynek, qui se trouvait à la base pour une autre affaire, participe à l'enquête.
![]() |
Les enquêteurs examinèrent les tracés radar et parlèrent avec l'officier ovni de la base, l'Officier d'Information Publique, et les opérateurs radar qui avaient signalé les cibles non identifiées. Le récit suivant a été développé de ces interrogations.
A 10 h 25. un jeune homme téléphona à l'officier ovni de la base pour signaler voir des points argentés passer au-dessus. Pendant 30 mn environ, il avait vu 2 ou 3 groupes de 30 à 40 de ces objets se déplacer vers le sud-ouest. Il se trouvait à un point (Point "1", fig. 1) dans les montagnes au NE de la base.
L'officier ovni termina sa conversation avec le témoin à 10 h 50. Il fit alors envoyer 2 appareils à l'endroit indiqué ; mais ils ne rapportèrent rien d'inhabituel.
Il demanda également au radar de surveillance de portée de rechercher les objets (n'étant pas expérimenté dans de telles investigations, il demanda aux opérateurs où chercher, au lieu de simplement leur demander s'ils avaient eu des cibles non identifiées). Seuls 2 radars de surveillance étaient en opération, 1 au Contrôle de Mission sur la base et l'autre à 35 miles au sud.
Vers 10 h 55 les 2 radars repérèrent 4 objets à environ 5 miles au sud de l'observation visuelle, et un peu plus tard 3 autres objets ("2" et "3" Fig. 1). Tous ces objets étaient intermittents, apparaissant parfois sur un champ de l'écran radar et pas sur le suivant, de sorte que l'équipement de suivi radar ne pouvait pas se "verrouiller" sur eux ; mais ils semblaient être stationnaires.
Puis à 11 h 08 les 2 radars repérèrent un objet en déplacement lent à 25 000 pieds d'altitude, et le suivirent pendant 10 mn alors qu'il se déplaçait sur 3 ou 4 miles vers l'est ("4" et "5" Fig. 1). A ce point, à 11 h 18, il disparût de l'écran radar sud, alors que le radar au Contrôle de Mission le montrait se déplaçant vers le sud à Mach 1,2. Il continua approximativement sur une trajectoire circulaire centrée sur le radar du Contrôle de Mission, alors que les 2 radars scrutaient dans le sens des aiguilles d'une montre. A 11 h 21.5 les 2 radars montraient 2 objets stationnaires ("6" fig. 1) qui clignotaient aussi par intermittence.
Le radar du Contrôle de Mission continua à suivre la cible en déplacement rapide sur sa trajectoire circulaire jusqu'à ce qu'elle grimpe brusquement à 80 000 pieds ("7" fig. 1), et la suivit tout du long vers le nord jusqu'à ce qu'elle semble partir hors de portée à 100 000 pieds d'altitude, à 11 h 31.
Pendant le suivi de la trajectoire circulaire, l'opérateur indiqua penser que le radar ne fonctionnait pas correctement. L'officier ovni fut avisé en conséquence qu'il ne devrait pas considérer les pistes détectées comme fermes et exactes. Le radar de la FAA did ne confirma pas la piste circulaire, et les radars de données de portée n'étaient pas en fonction. Le jour suivant, le superviseur radar rapporta qu'une évaluation de l'enregistrement du radar du Contrôle de Mission Control indiqua que l'instrument avait tracé une piste de bruit. Egalement, il existe là des anomalies inexpliquées de 5 à 15 miles entre les portées des diverses cibles non identifiées montrées sur les photographies des postes de tracé radar, comparées au rapport écrit émis par le Contrôle de Mission le jour suivant. Les positions indiquées sur la figure 1 sont tirées des tracés.
Un technicien en électronique signala qu'à 11 h 20, alors qu'il se trouvait à la position "8" (Fig. 1), il vit un objet en forme de soucoupe s'éloigner rapidement de lui ; il disparût derrière un pic voisin. Sa ligne de visée vers le pic était approximativement vers le point sur la cible circulaire tracé à 11 h 20 par le radar du Contrôle de Mission.
Avec les informations limitées disponibles, les 2 signalements d'observation visuelle sont impossibles à évaluer. Les points argentés auraient pu être des graines de plantes du type qui flottent comme des parachutes, mais une telle suggestion est spéculative.
Les observations radar offrent une base plus substantielle à l'analyse, puisqu'ayant impliqué 2 opérateurs entraînés et des enregistrements d'instruments (voir également le chapitre 5 de la section 3). Cependant, l'officier ovni remarqua que les hommes en service durant les observations étaient des opérateurs de 2nde ligne ayant peu d'expérience du radar de "suivi" (surveillance). Comme noté précédemment, on leur demanda de rechercher des objets non identifiés en un endroit spécifié et cela a peut-être pour conséquence qu'ils les trouvent là ("2" sur fig. 1). Il semble probable que ces cibles intermittentes, stationnaires étaient des aperçus semblables à des mirages de pics ou d'autres points élevés qui se trouvaient juste en-dessous de la ligne de visée radar, et qui furent sporadiquement portés à vue par des fluctuations dans le flux atmosphérique. Il y a l'implication forte que les opérateurs remarquèrent ces "objets" à la position 2 parce qu'ils furent orientés pour chercher quelque chose à cet endroit, et qu'ils aient pu trouver des cibles similaires en d'autres points du paysage montagneux. En fait, c'est exactement ce qu'ils firent, pour les positions "3" et "6" (fig. 1). Ces observations semblent être semblables à celles signalées dans d'autres cas (e.g., cas 35) dans lesquels les opérateurs d'équipements radar hautement spécialisés ne sont pas parvenus à remarquer des objets étrangers sur leurs écrans parce qu'ils étaient attentifs aux cibles qu'on leur avait demandé de suivre. Ils ne prirent conscience de tels objets courants que lorsqu'une "vague d'ovnis" les détourna de leur procédure de routine et les encouragea à chercher des anomalies. Il devrait être noté qu'une telle habitude d'ignorer l'information non pertinente dans le domaine perceptif à moins que l'attention ne soit dirigée vers elle est courante d'autres observations aux instruments, et en fait dans l'expérience courante. Elle a été relatée dans de nombreux signalements visuels d'ovnis.
L'objet radar en déplacement lent ("4" et "5" sur fig. 1) était entièrement compatible avec un ballon météo ou de recherche dérivant avec les vents d'ouest qui prévalaient.
Les éléments indiquent que la piste circulaire tracée sur le radar du Contrôle de Mission, mais par sur l'écran du sud, était une anomalie instrumentale. L'opérateur au Contrôle de Mission jugea que l'instrument défaillait, et l'évaluation qui s'en suivit par le personnel de supervision du radar civil attribua la trace circulaire à une piste de bruit. La raison pour laquelle l'objet dérivant lentement aurait dû disparaître des 2 radars à peu près au même moment n'est pas claire. Cependant, si l'on suppose que la piste circulaire représentait un objet réel, il est alors bien plus difficile d'expliquer pourquoi l'écran du sud ne le repéra jamais, malgré qu'il soit passé à moins de 7 miles de cette station lorsque le radar fonctionnait comme cela est attesté par son tracé des cibles en position "6".
Il est important de noter qu'aucune des cibles radar ne montra de mouvements en accord, même approximatif, avec ceux rapportés dans les 2 observations visuelles. Les points argentés se déplaçaient au sud-ouest. L'objet semblable à une soucoupe de la 2nde observation se déplaçait au loin de l'observateur et disparût derrière le pic, qui était à l'ENE de lui, tandis que l'"objet" du radar se déplaçait vers le sud. Egalement, une inspection des contours de la région indique que l'"objet" du radar tracé à 25 000 pieds d'altitude aurait été masqué par les arêtes des mountagnes depuis l'observation en position "6" tout au long au moins de 25° d'azimut au nord du pic.
Ce cas n'est pas complètement clarifié dans tous les détails ; mais les éléments indiquent decisively qu'il est typique de nombreux cas dans lesquels une observation initiale de qualité douteuse stimule une attention inhabituelle et induit un état émotionnel expectant dans lequel des phénomènes courants assume apparent significance.
| Home > Rapport Condon > Sommaire > Etudes de cas |
|---|