Post-Standard de Syracuse (New York), 10 juin 1910 Clark, J.: "airship, New York, 1910", Magonia Exchange, 8 août 2007
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Les histoires racontées par M. et Mme Max Hess et un rédacteur amènent de nombreux résidents à rechigner à croire qu'un inventeur local va rendre le village célèbre
Spécialement pour le Post-Standard.
Clyde, 9 juin – Clyde a la fièvre de l'aéronef et l'a mauvaise. Une mystérieuse machine, a été signalée par Max Hess, un résident de bonne réputation du village, glissant au-dessus d'eux il y a quelques nuits de cela et un inventeur génial nommé Charles Ames en sont responsables. Mais la 1ère apparition de l'affliction est traçable au premier. La responsabilité de M. Ames réside dans son attitude, qui servit à grandement agraver la mauvaise atmosphère de la section.
Selon M. Hess il était 23 h. Il entendit un faible soufle-souflement. Incapable de localiser précisément le son il finit par jeter un oeil vers les cieux. Haut dans les airs, voguant rapidement, majestueusement et, sauf le léger bruit de l'échappement du moteur, silencieusement, se trouvait un étrange appareil. Il se dirigeait vers l'ouest. Des lumières luisaient brillamment sur la longueur de l'errant en plein air.
Clyde considéra l'histoire de M. Hess plus comme un canular qu'autre chose pendant un moment. Finalement Mme Hess fut vue par certains des résidents intéressés et corrobora ce que son mari avait dit du mystérieux voyageur aérien.
Par-dessus cela, une expérience fut relatée par le rédacteur B. N. Marriott du Clyde Times. C'est tout ce qui fut nécessaire pour donner aux villageois les plus enthousiastes des visions de célébrité pour Clyde et fortune pour l'inventeur local qui, ils en sont convaincus, a construit l'aéronef et était à son bord dans les cieux lorsqu'il fut repéré par leurs citoyens, M. et Mme Hess.
L'histoire du rédacteur Marriott est qu'il avait eu une affaire il y 2 mois à la fonderie de Wood. Alors qu'il était dans le magasin il vit 2 jeunes hommes, Holt et Gardner, travailler sur ce qui lui sembla être la structure d'un aéronef. Il demanda ce qu'ils faisaient et il répondirent, une machine volante.
Considérant que c'était une blague, le rédacteur Marriott n'y pensa plus jusqu'à récemment, où un jeune homme nommé Lee déclara avoir vu la machine volante et que le propriétaire et inventeur n'était rien d'autre que Charles Ames, un machiniste, employé à la fonderie de Wood, et bien connu en tant qu'homme à l'esprit inventif.
Lee affirma que Ames avait construit la machine chez lui à Lock street, et alla même jusqu'à la décrire. Il la representa du type bi-plan, avec des roues en-dessous, pas dans le but de démarrer la machine, mais de rendre l'atterrissage sûr.
Une caractéristique originale de la machine, offrit Lee, était un attachement de poche de gaz, qui, lorsque l'ascension devait être faite, était gonflé et couvrait toute la machine. Après que l'altitude désirée ait été atteinte la poche était dégonflée, et la machine devenait plus lourde que l'air et pilotée par moteur. En faisant la descente, la poche de gaz, toujours dégonflée, était arrangée pour agir comme un parachute pour faciliter le voyage vers le bas de l'aéronef.
Le machiniste Ames, comme Curtiss, les Wrights et autres conquérants de l'air, est extrêmement réticent. Il n'affirma ni ne contesta l'histoire de sa prétendue invention hier après-midi lorsqu'il fut vu par un journaliste pour le Post-Standard à son poste de la fonderie Wood.
Ca m'a déjà fait trop de publicité, fut son commentaire, et je ne vous laisserai pas prendre ma photo.
Quelques minutes plus tard il s'exclama : Je ne peux laisser voir la machine à personne parce qu'ils pourraient me prendre mes idées.
Réalisant à l'évidence que c'était une admission il s'empressa d'ajouter : Je ne sais rien là-dessus.
Mais l'évasivité du machiniste Ames n'a pas rouillé les espoirs de Clyde. On a entendu là-dessus que l'inventeur avait récemment reçu une lettre supposément venue des frères Wright l'avertissant qu'il était susceptible d'enfreindre certains de leurs brevets. Ceci a découragé la croyance des impressionables que le machiniste Ames avait résolu le problème de l'air, qu'il est un véritable rival de Curtiss et des frères Wright et qu'il associera un honneur à long terme au nom du village.
Dans le même temps, lorsque la nuit est tombée sur Clyde, le soufle-soufflement inattendu d'une automobile ou un son quelconque semblable à celui d'un moteur en route est un signe pour les résidents de se dépêcher de regarder vers les cieux ouverts.
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