David R. Saunders (docteur)

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David R. SaundersEn 1966, philosophe et professeur de psychologie à l'Université du Colorado, "Dave" Saunders est nommé pour participer au projet Blue Book. Durant cette année-là et la suivante, il fouille les archives des négociations avec l'USAF et tombe sur un mémo de Robert Low, coordinateur du projet, exposant comment organiser le projet afin d'aboutir à la conclusion de la non-inexistence des soucoupes volantes. Saunders, qui croyait travailler pour une enquête scientifique, découvre qu'il participe à une imposture. Avec le docteur Levine, autre membre du projet, il communique le mémo à MacDonald, qui vocifère sur le directeur Condon, mais commet l'erreur de donner les noms de ses indicateurs. Saunders et Levine sont renvoyés du projet.

Dans la conclusion d'un rapport de l'APRO, le 2 Juin 1968, Saunders indique :

Le rôle du docteur Condon était celui d'un homme politique accomplissant une mission politique... Condon a employé comme illustration exclusivement les cas ridicules, facilement explicables ou insuffisamment décrits. Il ne fait pas une seule fois allusion dans son résumé au fait que ses collègues présentent dans le même rapport des cas qui ont resisté aux plus minutieuses tentatives d'explications.

Cette année-là, dans son livre UFO's ? Yes: Where the Condon Committee went wrong, Saunders déclare :

Avant que cela se termine j'avais travaillé sur schema de codage complet, et quelques 7500 rapports avaient été traités - Je visais le seuil des 10000 pour fournir une bonne base d'analyse statistique. Cependant même lorsque nous eûmes seulement quelques centaines de rapports codés et rassemblés dans le "Catalogue d'Observations" on pouvait voir certaines différences intéressantes dans la qualité des rapports qui arrivaient de sources différentes, et il était encore plus intéressant de les considérer à la lumière du réseau de questions qui aurait pu être utilisé pour dépeindre de faux ovnis.

Par exemple, une question très basique est la durée de l'observation. Des observations très brèves sont aptes à être des météores ou des avions à réaction, et même s'il y a des ovnis, elles sont peu sujettes à apporter beaucoup d'information. Des observations très étendues sont plus aptes à être des ballons (de jour) ou des objets astronomiques (de nuit). Par conséquent il y a une durée optimale pour une observation d'ovni, entre 5 et 15 mn - assez longue pour signaler quelque chose d'intéressant, mais pas trop long. Lorsque j'ai établi des distributions des durées associées aux rapports de Blue Book et du NICAP, puisqu'il s'agissait de nos seules sources de rapport de routine "non sélectionnés", je fus frappé par la différence dans les distributions. Blue Book avait une proportion bien plus grande de durées très courtes et aussi une proportion remarquablement plus grande de durées extrêmement longues, suggérant qu'elles concernaient une collection de rapports potentiellement plus explicables. Les rapports du NICAP incluaient une proportion bien plus grande dans l'intervalle intermédiaire des durées qui pourraient nous intéresser. Si j'avais été en position de faire des comparaisons basées sur d'autres caractéristiques significatives des rapports - par exemple, les couleurs signalées, l'heure de la journée, la taille apparente, la quantité de détails - je suis sûr que des motifs similaires auraient émergé.

Ce que je fis par la suite fut d'aller dans les listings informatiques pour voir quelle proportion des rapports du moment nous arrivaient par le biais de plus d'un canal. Le résultat de cet exercice contribua beaucoup à expliquer les résultats du précédent. Les seules observations qui étaient parvenues aux oreilles de à la fois Blue Book et le NICAP étaient les observations qui avaient eu assez de publicité pour que nous en ayant entendu parler d'autre sources encore - soit des notes de presse ou des appels téléphoniques. A l'exception du recouvrement créé par ce nombre relativement faible de cas réputés, les données du Blue Book et du NICAP étaient complètement différentes.

Le 11 Janvier 1969, le Daily Telegraph cite Saunders commentant le rapport Condon :

On ne peut le considérer que comme du réchauffé. Peut importe sa taille, ce qu'il inclut, la manière dont cela est tourné, ou quelles sont ses recommandations, il lui manquera toujours la crédibilité nécessaire.

Saunders est l'auteur 'une des plus grandes base de données ufologiques, UFOCat, avec l'aide de Jacques Vallée, Fred Merritt (CUFOS) et Donald Johnson.

En 1974, Saunders est interviewé par Michel Anfrol pour France Inter, dans le cadre des émissions sur le sujet des ovnis dirigées par Jean-Claude Bourret.

En 1976, travaillant sur la distribution spatio-temporelle des vagues d'ovnis, Saunders arrive à la conclusion que le nombre de signalements d'ovnis s'accroit chaque fois qu'une certaine zone de la Terre fait face à une certainde direction du ciel.

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