Le traducteur anonyme de l'oeuvre intitulée De la grêle et du tonnerre de "Saint Agobard", laissant un récit d'un
incident Migne, J.-P.: "Sancti Agobardi Liber Contra Insulsam Vulgi Opinionem De Grandine et Tonitruis", Patrologia Latina, Tome CV, col. 147-158 < Deliyannis, Y.: courrier à l'auteur, 18 février 2008Le manuscript d'Agobard est conservé à la Bibliothèque Nationale sous la côte Fonds Latin 2853. Il s'agit du seul exemplaire connu, celui qui a été retrouvé par Jean Papire Masson et publié par ses soins en 1605 < Deliyannis, Y.: courrier à l'auteur, 12 décembre 2008 dans le chapitre 2 :
A l'époque les édits de l'empereur Charlemagne interdisent la perturbation de l'air, la création de tempêtes par des moyens magiques, ainsi que la pratique des mathématiques Admonitio Generalis du 23 mars 789, §65 < publié dans Boretius, Capitularia Regum Francorum I, MGH Leges, 1883, pp.58-59)Capitulare secundum anni DCCCV (805), cap. De incantatoribus et tempestariis, §15. < publié dans Boretius, Capitularia Regum Francorum I, MGH Leges, 1883, p. 228.
Egalement cet autre passage du même texte :
Plus tard, l'abbé Mautfaucon de Villars (1635-1665) reprendra ces 2 histoires en une seule, sur le thême de l'enlèvement par les Sylphes, dans le "5ème entretien sur les sciences secrètes" de l'oeuvre de fiction Le Comte de Gabalis :
Roux, Benoît < Brodu, J.-L.: "La Magonie n'est plus ce qu'elle était...", Ovni-Présence, juillet 1994, n° 53 : 4-12, augmentée dans "Magonia : A Re-evaluation", Fortean Studies, 1995, 2 : 198-215 < Maugé, C.: "Agobard", courrier au site, 9 décembre 2008
Cette histoire sera reprise par la suite par divers autre ouvrages, par notamment :
un Guide Noir qui parlera de 3 hommes et 1 femme descendus d'astronefs, et accusés d'êtres envoyés par Grimoald duc de Bénévent, afin de gâter, par leurs maléfices, les moissons et les vendages des Français et du fait que ces astronautes lyonnais, étaient visiblement étrangers et que, "par une fatalité inconcevable, ces malheureux poussaient la folie jusqu'à convenir qu'ils étaient sorciers". Le peuple les faisait mourir, et il attachait leurs cadavres sur des planches que l'on lançait dans les rivières "Des armées de feu dans le ciel", Guide de la France mystérieuse, Tchou, 1964, p. 991.
Jacques Bergier, qui prétendra que Agobard avait fait une enquête et découvert que ces disparus prétendaient avoir visité un pays qu'ils appelaient la Magonie, ajoutant de manière inédite que ces malheureux avaient prétendu qu'il s'était écoulé, pour eux, très peu de temps pendant le voyage, et qu'il s'en était écoulé beaucoup plus pour le monde extérieur Bergier, J..: Les extraterrestres dans l'histoire, J'ai Lu, 1970, p. 146.
Guy Breton et Louis Pauwels, qui situent l'événement à l'été 852 et parlent d'un ovni se posant à Lyon pour laisser descendre les 4 personnes par un escalier dépliant avant de repartir aussitôt. Les 4 personnages se seraient alors laissées tomber à terre, semblant à la limite de leurs forces. La femme surtout paraît mal en point : elle pleure et ses membres sont agités par des tremblements. Puis, malgré ceux qui crient à mort et au sorcier, on les emmène dans une maison où on les couche après leur avoir fait boire un vin frais où flottent des herbes revigorantes... Breton, G. & Pauwels, L.: Histoires extraordinaires, Albin Michel, 1980, pp. 185-191 .